Suivi et application de la Stratégie de Maurice pour la poursuite de
la mise en œuvre du Programme d’action pour le développement
durable des petits États insulaires en développement
A/RES/67/207
Réaffirmant le document final de la Conférence des Nations Unies sur le
développement durable, intitulé « L’avenir que nous voulons » 7, y compris l’appel à
l’organisation en 2014 d’une troisième conférence internationale sur les petits États
insulaires en développement et l’invitation qui lui a été faite d’en déterminer les
modalités à sa soixante-septième session,
Rappelant que la Commission du développement durable est la principale
instance intergouvernementale chargée de suivre la mise en œuvre du Programme
d’action de la Barbade et de la Stratégie de Maurice, tout en sachant que le cadre
institutionnel du développement durable est en pleine évolution,
Réaffirmant que les petits États insulaires en développement restent un cas à
part en matière de développement durable en raison des handicaps auxquels ils se
heurtent et qui leur sont propres, comme leur petite taille, leur isolement, la faible
diversité de leurs ressources et de leurs exportations, ainsi que leur vulnérabilité
face aux problèmes environnementaux qui se posent à l’échelle mondiale et aux
chocs économiques externes, notamment face aux nombreuses répercussions des
changements climatiques et aux catastrophes naturelles qui les touchent et qui
pourraient être plus fréquentes et plus intenses, constatant avec préoccupation que
selon les conclusions de l’examen quinquennal de la Stratégie de Maurice, la
situation économique des petits États insulaires en développement a moins
progressé que celle de la plupart des autres groupes – quand elle n’a pas régressé –
surtout pour ce qui est de la réduction de la pauvreté et de la soutenabilité de la
dette et que la montée du niveau des mers et les autres conséquences préjudiciables
des changements climatiques continuent de menacer gravement les petits États
insulaires en développement et de compromettre leurs efforts pour parvenir à un
développement durable et constituent pour beaucoup de ces pays le principal risque
pesant sur leur survie et leur viabilité, notamment, pour certains, en raison de la
perte de territoire qui en résulte, et constatant toujours avec inquiétude que, malgré
les progrès accomplis par les petits États insulaires en développement dans les
domaines de l’égalité des sexes, de la santé, de l’éducation et de l’environnement,
leur progrès global vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le
développement a été inégal,
Considérant qu’il faut promouvoir le renforcement des capacités régionales et
nationales d’atténuation des risques de catastrophe, notamment en améliorant
l’évaluation des risques et les systèmes d’alerte rapide, ainsi que la reconstruction et
la remise en état des régions frappées par des catastrophes naturelles, notamment
grâce à la poursuite de la mise en œuvre du plan de réduction des risques de
catastrophe arrêté à l’échelon international, le Cadre d’action de Hyogo pour
2005-2015 : pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes 8,
Prenant note de la Déclaration adoptée par les chefs d’État et de gouvernement
de l’Alliance des petits États insulaires, réunis à New York, le 27 septembre 2012,
1.
Prend acte des rapports du Secrétaire général sur l’examen quinquennal
de la Stratégie de Maurice pour la poursuite de la mise en œuvre du Programme
d’action pour le développement durable des petits États insulaires en
développement 9, sur l’examen de l’aide fournie par le système des Nations Unies
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7
Résolution 66/288, annexe.
A/CONF.206/6, chap. I, résolution 2.
9
A/65/115.
8
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