Le droit à l’alimentation
A/RES/73/171
sécurité nutritionnelle, dans un monde où les institutions, les sociétés et les économies
sont de plus en plus interdépendantes et où la coordination des efforts et le partage
des responsabilités sont essentiels,
Consciente qu’en dépit des efforts déployés et des quelques résultats positifs
obtenus, la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition sont des problèmes
planétaires, que les progrès réalisés dans la lutte contre l a faim sont insuffisants et
que ces problèmes s’aggravent de manière considérable dans certaines régions en
l’absence de mesures énergiques et concertées prises d’urgence,
Consciente de l’importance des pratiques agricoles traditionnelles durables,
comme les systèmes de distribution de semences, ainsi que de l’accès, pour les
peuples autochtones et les autres populations vivant en milieu rural, aux services de
crédit et autres services financiers, aux marchés, à la sécurité de la propriété foncière,
aux soins médicaux, aux services sociaux, à l’éducation, à la formation, au savoir et
à des techniques adaptées et d’un coût abordable, notamment à des techniques
efficaces d’irrigation, de réutilisation des eaux usées après traitement et de collecte
et de stockage de l’eau,
Consciente que l’insécurité alimentaire est un phénomène complexe dont la
résurgence est probable en raison de la conjugaison de plusieurs facteurs importants,
comme les incidences de la crise financière et économique mondiale, la dégradati on
de l’environnement, la désertification et les effets des changements climatiques à
l’échelle planétaire, sans oublier la pauvreté, les catastrophes naturelles, les conflits
armés, la sécheresse, l’instabilité du cours des produits de base et le fait que bien des
pays ne disposent pas des technologies, des investissements et des compétences
nécessaires pour faire face aux conséquences de cette insécurité alimentaire, en
particulier les pays en développement, les pays les moins avancés et les petits États
insulaires en développement, et ayant à l’esprit que les institutions internationales
doivent collaborer entre elles et mener une action cohérente au niveau mondial,
Notant avec une vive préoccupation que des millions de personnes sont en proie
à la famine ou exposées à un risque immédiat de famine ou à une grave insécurité
alimentaire dans plusieurs régions du monde, et notant que ces situations sont
provoquées ou exacerbées par la pauvreté, les conflits armés, la sécheresse et
l’instabilité du cours des produits de base, entre autres facteurs, et qu’il est urgent de
redoubler d’efforts, notamment de mobiliser un appui au niveau international, pour
combattre, prévenir et anticiper la montée de l’insécurité alimentaire à l’échelle
mondiale,
Soulignant l’obligation qui incombe à tous les États et à toutes les parties à un
conflit armé de protéger les civils, comme le prévoit le droit international humanitaire
et demandant aux États iembres, aux organismes des Nations Unies et aux autres
organisations compétentes de prendre des mesures supplémentaires pour répondre
d’urgence et de manière coordonnée aux besoins alimentaires et nutritionnels des
populations touchées, tout en veillant à ce que ces mesures viennent étayer les
stratégies et programmes nationaux visant à améliorer la sécurité alimentaire et la
nutrition,
Réaffirmant qu’il est interdit d’utiliser contre les personnes civiles la famine
comme méthode de combat, conformément au droit international humanitaire, et qu ’il
est par conséquent interdit d’attaquer, de détruire, d’enlever ou de mettre hors d’usage
à cette fin des biens indispensables à la survie de la population civile, tels que les
denrées alimentaires et les zones agricoles qui les produisent, les récoltes, le bétail,
les installations et réserves d’eau potable et les ouvrages d’irrigation,
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