A/RES/68/30
Mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage,
de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction
Rappelant les 12 premières assemblées des États parties à la Convention,
tenues à Maputo (1999), à Genève (2000), à Managua (2001), à Genève (2002), à
Bangkok (2003), à Zagreb (2005), à Genève (2006), sur les rives de la mer Morte
(2007), à Genève (2008), à Genève (2010), à Phnom Penh (2011) et à Genève
(2012), ainsi que la première Conférence des États parties chargée de l’examen de la
Convention, tenue à Nairobi (2004),
Rappelant également qu’à la deuxième Conférence des États parties chargée
de l’examen de la Convention, tenue à Carthagène (Colombie) du 30 novembre au
4 décembre 2009, la communauté internationale a examiné la mise en œuvre de la
Convention et les États parties ont adopté la Déclaration de Carthagène et le Plan
d’action de Carthagène 2010-2014 visant à renforcer la mise en œuvre et la
promotion de la Convention,
Constatant avec satisfaction qu’un autre État a ratifié la Convention, portant
ainsi le nombre total d’États souscrivant officiellement aux obligations qui y sont
énoncées à 161,
Soulignant qu’il est souhaitable de susciter l’adhésion de tous les États à la
Convention, et résolue à s’employer énergiquement à en promouvoir
l’universalisation ainsi que les normes qui y sont énoncées,
Notant avec regret que des mines antipersonnel continuent d’être employées
dans des conflits dans diverses régions du monde, où elles causent des souffrances
humaines et entravent le développement après les conflits,
1.
Invite tous les États qui n’ont pas signé la Convention sur l’interdiction
de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et
sur leur destruction 1 à y adhérer sans tarder ;
2.
Exhorte le seul État qui a signé la Convention mais ne l’a pas encore
ratifiée à le faire sans tarder ;
3.
Souligne à quel point il importe que la Convention soit effectivement
mise en œuvre et respectée dans son intégralité, notamment en continuant
d’appliquer le Plan d’action de Carthagène 2010-2014 ;
4.
Demande instamment à tous les États parties de communiquer au
Secrétaire général des informations complètes et à jour, comme le prévoit l’article 7
de la Convention, afin d’améliorer la transparence et de promouvoir le respect de la
Convention ;
5.
Invite tous les États qui n’ont pas encore ratifié la Convention ou n’y ont
pas encore adhéré à fournir, à titre volontaire, des informations pour appuyer les
efforts faits mondialement en vue d’éliminer les mines ;
6.
Demande de nouveau à tous les États et aux autres parties concernées de
collaborer pour promouvoir, soutenir et améliorer les soins dispensés aux victimes
des mines, de même que leur réadaptation et leur réintégration sociale et
économique, les programmes de sensibilisation aux dangers des mines, ainsi que
l’enlèvement et la destruction des mines antipersonnel disséminées ou stockées dans
le monde ;
7.
Demande instamment à tous les États de rester saisis de la question au
plus haut niveau politique et, s’ils sont en mesure de le faire, de promouvoir
l’adhésion à la Convention dans le cadre de contacts bilatéraux, sous-régionaux,
régionaux et multilatéraux, de campagnes d’information, de séminaires et par
d’autres moyens ;
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