A/HRC/RES/49/2 Saluant le rôle important que continuent de jouer l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement et les garants de l’Accord revitalisé et les efforts qu’ils déploient pour amener les parties à faire progresser sa mise en œuvre, ainsi que les activités de médiation engagées par la Communauté de Sant’Egidio dans le cadre du processus de paix entre les signataires et les non-signataires de l’Accord revitalisé, et prenant acte des discussions engagées par la Commission sur les droits de l’homme au Soudan du Sud avec le Gouvernement sud-soudanais, l’Union africaine, la société civile et d’autres parties prenantes en décembre 2021, qui ont facilité l’élaboration d’une stratégie et d’un plan d’action communs en faveur de la justice transitionnelle au Soudan du Sud, Rappelant la formation du Gouvernement provisoire d’union nationale revitalisé et considérant qu’elle constitue une étape importante vers l’application de l’Accord revitalisé et offre une occasion de consolider la paix, d’instaurer la stabilité et d’améliorer durablement la situation au Soudan du Sud moyennant, entre autres, le respect des engagements et obligations du Soudan du Sud au regard du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire, Se félicitant de la reconstitution, le 30 août 2021, de l’Assemblée législative nationale provisoire, et notant qu’il est urgent que l’Assemblée examine et adopte les textes législatifs en suspens qui sont essentiels à la mise en œuvre de l’Accord revitalisé, Saluant la fourniture par la communauté internationale d’une assistance technique et de services de renforcement des capacités au Soudan du Sud, et conscient de la nécessité de continuer d’apporter une assistance technique de qualité et de renforcer les capacités dans le domaine des droits de l’homme d’une façon coordonnée et cohérente, y compris en réponse aux demandes du Gouvernement sud-soudanais, et que la poursuite de ces activités demeure un élément essentiel des efforts déployés par tous les acteurs pour instaurer la paix et la stabilité et parvenir à une amélioration durable de la situation des droits de l’homme au Soudan du Sud, Se félicitant de la participation du Soudan du Sud au troisième cycle de l’Examen périodique universel1, et de sa délégation, dirigée par le Ministre de la justice et des affaires constitutionnelles, Se félicitant également de la participation du Soudan du Sud à son tout premier examen par un organe créé en vertu d’un instrument international, à savoir le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes2, tout en réaffirmant que l’inclusion et la participation des femmes sont un facteur clef dans la construction du tissu social du Soudan du Sud, Sachant que l’action menée aux niveaux local, régional, national et international pour faire progresser la situation des droits de l’homme au Soudan du Sud se heurte à des difficultés supplémentaires et durables causées par la pandémie de COVID-19 et à l’urgence liée aux changements climatiques, Ayant pris connaissance avec la plus grande inquiétude des rapports de la Commission sur les droits de l’homme au Soudan du Sud faisant état de violations continues des droits de l’homme et d’atteintes répétées à ces droits, notamment d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, de recours généralisé à la violence sexuelle et fondée sur le genre, d’arrestations et de détentions arbitraires, d’actes de torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, de l’enrôlement et de l’utilisation illicites et généralisés d’enfants soldats, et de restrictions excessives à la liberté d’expression et de réunion pacifique au Soudan du Sud, et consterné par les conséquences des violations des droits de l’homme et des atteintes à ces droits sur leurs victimes et sur la possibilité pour la population du Soudan du Sud d’exercer pleinement tous les droits de l’homme, 1 2 2 Voir A/HRC/WG.6/40/SSD/1. Voir CEDAW/C/SSD/CO/1. GE.22-05072

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