A/RES/71/72
Lutter contre la menace que représentent les engins explosifs improvisés
4.
Souligne qu’il importe que les États prennent les mesures qui s’imposent
pour renforcer leur capacité nationale de gestion des stocks de munitions afin
d’éviter que des matériaux pouvant servir à fabriquer des engins explosifs
improvisés ne soient détournés vers des marchés illicites au profit de terroristes, de
groupes armés illégaux ou d’autres destinataires non autorisés, et encourage
l’application des Directives techniques internationales sur les munitions pour une
gestion plus sûre et plus sécurisée des stocks de munitions, tout en reconnaissant
l’importance du renforcement des capacités à cet égard 10 ;
5.
Souligne que, pour traiter efficacement la question des engins explosifs
improvisés, il importe de bien saisir l’importance des mesures nécessaires au niveau
local et communautaire et que, dans le cadre de la sensibilisation des commerçants
locaux, de la collecte d’informations ou de la mise en place de programmes de
déradicalisation, les autorités nationales devront sans cesse collaborer avec les
autorités et les groupes locaux ;
6.
Invite les États à intensifier, selon qu’il conviendra, la coopération
internationale et régionale, notamment, s’il y a lieu, par le partage d’informations
sur les bonnes pratiques, en coopération, le cas échéant, avec l’Organisation
internationale de police criminelle (INTERPOL) et l’Organisation mondiale des
douanes, afin de lutter contre le vol, le détournement, la perte et l’utilisation illicite
de matériaux pouvant servir à fabriquer des engins explosifs improvisés, tout en
veillant à la sécurité des informations sensibles partagées ;
7.
Encourage les États à prendre des mesures pour faire barrage au transfert
de connaissances sur les engins explosifs improvisés, à leur fabrication et à leur
utilisation par des groupes armés illégaux, des terroristes et autres utilisateurs non
autorisés, ainsi qu’à l’acquisition illicite de composants sur Internet ;
8.
Encourage également les États à participer, conformément à leurs
obligations et à leurs engagements, aux travaux sur les engins explosifs improvisés
que conduit le groupe informel d’experts constitué au titre du Protocole sur
l’interdiction ou la limitation de l’emploi des mines, pièges et autres dispositifs, tel
que modifié le 3 mai 1996 (Protocole II modifié) 4, de la Convention sur
l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines armes classiques qui peuvent
être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme
frappant sans discrimination 6 ;
9.
Encourage en outre les États à participer, autant que de besoin et
conformément à leurs obligations et engagements internationaux respectifs, à une
action collective globale et concertée de lutte contre les engins explosifs improvisés,
et à envisager de soutenir le Programme « Global Shield » de l’Organisation
mondiale des douanes, l’alliance mondiale contre les engins explosifs improvisés
proposée à l’issue du premier Forum international de haut niveau sur la lutte contre
les engins explosifs improvisés, qui s’est tenu à Canberra du 2 au 4 septembre 2015,
et d’autres initiatives multilatérales et régionales ;
10. Encourage les États et les organisations internationales, régionales ou
autres qui sont en mesure de le faire et ont les compétences requises à permettre aux
États qui en font la demande, par une aide technique, financière et matérielle, de se
doter de moyens accrus pour contrer la menace des engins explosifs improvisés,
_______________
10
Dans sa résolution 66/42, l’Assemblée générale s’est félicitée de l’élaboration des Directives techniques
internationales sur les munitions et de la mise en place du programme de gestion des connaissances
« SaferGuard » aux fins de la gestion des stocks de munitions classiques.
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