Le droit à la vie privée à l’ère du numérique
A/RES/79/175
des risques excessifs pour l’exercice des droits humains, en particulier le droit à la
vie privée, à moins et jusqu’à ce que les garanties voulues pour protéger les droits
humains et les libertés fondamentales soient mises en place ;
13. Engage les États, les entreprises et les autres acteurs privés à favoriser,
soutenir et faciliter l’éducation et la culture numérique, à promouvoir la
sensibilisation et les moyens de se protéger au moyen de formations et d’orientations
et à soutenir les initiatives de renforcement des capacités afin d’améliorer la
compréhension par les citoyens des concepts liés à l’intelligence artificielle, à la
transparence et à l’explicabilité, de manière à garantir que leurs droits, y compris le
droit à la vie privée, soient respectés ;
14. Engage toutes les parties concernées à prendre en compte
systématiquement les questions de genre dans la conceptualisation, la mise au point
et le déploiement des technologies numériques et des politiques y relatives, et à
promouvoir la participation des femmes afin de lutter contre la violence et la
discrimination à l’égard des femmes et des filles dans les environnements
numériques, notamment en encourageant les entreprises du numérique, y compris les
fournisseurs d’accès à Internet, à respecter les normes établies et à mettre en place
des dispositifs de signalement transparents et accessibles ;
15. Souligne que, à l’ère numérique, les journalistes et les autres
professionnels des médias doivent pouvoir disposer d’outils de chiffrement et de
protection de l’anonymat pour être à même de pratiquer librement leur profession et
d’exercer leurs droits humains, en particulier leurs droits à la liberté d’expression et
à la vie privée, notamment pour sécuriser leurs communications et protéger le secret
de leurs sources, et demande aux États de ne pas empêcher les journalistes et les autres
professionnels des médias d’utiliser de telles technologies et de veiller à ce que toute
restriction exercée en la matière soit conforme à leurs obligations au regard du droit
international des droits humains ;
16. Encourage toutes les parties prenantes à participer à des dialogues
informels sur le droit à la vie privée, et prend note avec satisfaction du concours
apporté à cet effet par la Rapporteuse spéciale sur le droit à la vie privée ;
17.
session.
Décide de poursuivre l’examen de la question à sa quatre-vingt-unième
53 e séance plénière
17 décembre 2024
24-24216
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