A/HRC/RES/57/28
de l’homme, ainsi que des effets négatifs sur la préservation des savoirs traditionnels et du
patrimoine culturel, des expressions, des identités et de la qualité de vie des peuples
autochtones, ainsi que d’autres communautés tributaires de la biodiversité,
Considérant que l’appauvrissement de la biodiversité et le déclin des services
écosystémiques peuvent entraîner des répercussions négatives sur la jouissance du droit à un
environnement propre, sain et durable, ce qui a des effets négatifs directs et indirects sur la
jouissance effective de tous les droits de l’homme, ainsi que sur la sauvegarde des besoins et
des intérêts des générations futures,
Conscient que les effets néfastes des changements climatiques, de la dégradation de
l’environnement et de l’appauvrissement de la biodiversité résultent souvent de schémas
existants de discrimination et d’inégalité qu’ils contribuent à renforcer, en particulier parmi
les personnes en situation de vulnérabilité,
Conscient également que les défenseurs des droits de l’homme s’occupant des
questions environnementales, appelés défenseurs des droits humains liés à l’environnement,
contribuent de façon positive, importante et légitime à la promotion et à la protection de tous
les droits de l’homme, et se déclarant profondément préoccupé par les formes multiples et
croisées de violence et de discrimination dont ces défenseurs font l’objet, en particulier les
femmes, les filles et les autochtones,
Prenant note des instruments internationaux tels que la Convention sur l’accès à
l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en
matière d’environnement, pour la protection des défenseurs de l’environnement, et l’Accord
régional sur l’accès à l’information, la participation publique et l’accès à la justice à propos
des questions environnementales en Amérique latine et dans les Caraïbes (l’Accord
d’Escazú), pour la protection des défenseurs des droits humains liés à l’environnement,
Prenant note également des orientations sur la prise en compte des droits de l’homme
dans les stratégies et plans d’action nationaux pour la biodiversité, élaborées par le Groupe
de la gestion de l’environnement des Nations Unies,
Attendant avec intérêt l’adoption d’engagements plus ambitieux à la seizième réunion
de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, qui se tiendra du
21 octobre au 1er novembre 2024 à Cali (Colombie), lesquels serviront cet objectif prioritaire
qui est de faire la paix avec la nature,
1.
Prie le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme de fournir
aux États, avec leur consentement, un appui, une assistance technique et des services de
renforcement des capacités accrus, pour qu’ils mettent en œuvre des approches intégrées de
la promotion et la protection des droits de l’homme dans le contexte de la conservation de la
diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments constitutifs et le partage juste et
équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques, en tenant
compte des questions de genre et faisant fond sur les travaux qu’il a déjà menés dans ce
domaine, y compris en collaborant avec les institutions nationales des droits de l’homme,
les mécanismes nationaux d’application, d’établissement de rapports et de suivi,
les représentants des peuples autochtones et d’autres parties prenantes, ainsi qu’avec les
équipes de pays des Nations Unies, conformément aux obligations découlant du droit
international des droits de l’homme, et prie le Secrétaire général de renforcer encore les
capacités du Haut-Commissariat au niveau régional dans ce domaine, afin qu’il puisse fournir
ce soutien accru ;
2.
Préconise de renforcer les moyens de mise en œuvre, ainsi que toutes les
formes de coopération technique et scientifique, afin de contribuer à la mise en œuvre
intégrale et effective du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal ;
3.
Prie le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme,
en consultation avec les États, les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales,
le Programme des Nations Unies pour l’environnement, le secrétariat de la Convention sur
la diversité biologique et d’autres organisations internationales et organes
intergouvernementaux concernés, notamment la Plateforme intergouvernementale
scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, de réaliser une
étude analytique globale sur la mise en œuvre d’une approche fondée sur les droits de
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GE.24-18644