A/RES/58/203
Notant avec une vive préoccupation que les problèmes persistants
d’endettement et de service de la dette des pays pauvres très endettés constituent
l’un des nombreux facteurs qui contrarient leurs efforts pour parvenir à un
développement durable, et ayant à l’esprit leurs répercussions sur la réalisation des
objectifs de développement convenus au niveau international, y compris ceux qui
figurent dans la Déclaration du Millénaire,
Notant avec préoccupation que certains pays en développement à faible revenu
ou à revenu intermédiaire très endettés continuent à éprouver de graves difficultés à
faire face à leurs obligations au titre du service de leur dette extérieure, ce qui
constitue un élément qui compromet notablement leurs efforts en vue de réaliser une
croissance économique soutenue et un développement durable,
Notant qu’en 2002 les pays en développement dans leur ensemble ont subi
pour la sixième année consécutive une déperdition nette de ressources financières, et
soulignant qu’il importe de prendre des mesures appropriées aux niveaux national et
international pour résoudre ce problème afin d’améliorer les perspectives de
viabilité de la dette, tout en notant également que, pour certains pays en
développement, ces transferts indiquent actuellement une évolution positive de la
balance commerciale et étaient nécessaires, notamment aux fins du remboursement
de la dette,
Convaincue que l’amélioration de l’accès aux marchés des biens et services
qui présentent un intérêt à l’exportation pour les pays en développement contribue
notablement à la viabilité de la dette dans les pays en développement,
Se félicitant de l’effet positif de l’Initiative renforcée en faveur des pays
pauvres très endettés, tout en reconnaissant qu’il reste d’importants problèmes à
résoudre, et invitant tous les pays développés créanciers bilatéraux à annuler
unilatéralement jusqu’à 100 p. 100 de l’ensemble de l’encours des créances après
l’allégement de la dette au titre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très
endettés,
Se félicitant également des mesures prises par les pays créanciers dans le cadre
du Club de Paris et par certains pays créanciers qui ont annulé des dettes bilatérales,
et demandant instamment à tous les pays créanciers de participer aux efforts visant à
remédier aux problèmes de la dette extérieure et du servie de la dette des pays en
développement, prenant note de l’approche d’Évian du Club de Paris d’octobre 2003
et notant que l’allégement de la dette ne remplace pas les sources de financement de
remplacement,
Soulignant l’importance du rôle que les créanciers du secteur privé jouent dans
l’allégement de la dette et la viabilité de la dette,
Se félicitant de l’appel lancé dans le communiqué publié le 22 septembre 2003
à Dubaï (Émirats arabes unis) par le Comité du développement (le Comité conjoint
du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale) pour engager
instamment tous les créanciers publics et commerciaux à participer à l’Initiative en
faveur des pays pauvres très endettés,
Consciente du débat actuel au sujet de la restructuration de la dette souveraine,
en particulier les efforts menés par les débiteurs souverains et les créanciers privés
en vue d’élaborer un code volontaire de conduite, et soulignant que les modalités de
restructuration de la dette souveraine devraient être volontaires, en harmonie avec le
marché et flexibles, compte dûment tenu de la situation particulière de chaque pays,
et devraient résulter de la participation de tous les acteurs pertinents,
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