A/HRC/RES/55/4
Ayant à l’esprit la Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale et le Plan
d’action du Sommet mondial de l’alimentation, adoptés au Sommet mondial de
l’alimentation en novembre 1996, le texte intitulé « Déclaration du Sommet mondial de
l’alimentation : cinq ans après », adopté le 13 juin 2002, les Directives volontaires à l’appui
de la concrétisation progressive du droit à une alimentation adéquate dans le contexte de la
sécurité alimentaire nationale, adoptées par le Conseil de l’Organisation des Nations Unies
pour l’alimentation et l’agriculture en 2004 et la Déclaration du Sommet mondial sur la
sécurité alimentaire, adoptée le 16 novembre 2009, et réaffirmant les Cinq principes de Rome
pour une sécurité alimentaire mondiale et les recommandations et les engagements qui y sont
formulés,
Soulignant l’importance de la Déclaration de Rome sur la nutrition et son cadre
d’action, adoptés à la deuxième Conférence internationale sur la nutrition, tenue à Rome le
21 novembre 2014,
Prenant note avec satisfaction du Sommet des Nations Unies sur les systèmes
alimentaires, convoqué par le Secrétaire général et tenu le 23 septembre 2021,
Prenant note du travail que le Comité des droits économiques, sociaux et culturels a
accompli pour promouvoir le droit à une alimentation adéquate,
Sachant que le droit à l’alimentation a été reconnu comme étant le droit de toute
personne, seule ou en communauté, d’avoir physiquement et économiquement accès en tout
temps à des aliments en quantité suffisante qui soient adéquats, nutritifs et conformes,
notamment, à sa culture, à ses croyances, à ses traditions, à ses habitudes alimentaires et à
ses préférences, et soient produits et consommés de façon durable, afin de préserver l’accès
des générations futures à la nourriture,
Réaffirmant que l’instauration, aux niveaux national et international, d’un
environnement politique, social et économique qui soit pacifique, stable et porteur de progrès
est indispensable pour que les États puissent accorder la priorité qui convient à la sécurité
alimentaire, à la nutrition et à l’élimination de la pauvreté,
Conscient qu’il faut d’urgence réaliser le droit à l’alimentation au moyen d’une action
concertée et soutenue, en s’appuyant sur les avantages et les synergies qu’offrent la
coopération et la solidarité internationales pour trouver des solutions globales aux problèmes
communs auxquels l’humanité est actuellement confrontée et à ceux auxquels elle le sera à
l’avenir,
Rappelant que la nourriture ne doit pas être utilisée comme instrument de pression
politique ou économique, et réaffirmant à ce propos l’importance de la coopération et de la
solidarité internationales et la nécessité absolue de s’abstenir de prendre des mesures
unilatérales qui ne soient pas conformes au droit international et à la Charte des Nations Unies
et qui compromettent la sécurité alimentaire et la nutrition dans les pays touchés,
Réaffirmant que la responsabilité de la sécurité alimentaire et de la nutrition incombe
aux pays et que tout programme visant à relever les défis posés par la sécurité alimentaire et
la nutrition doit être formulé, élaboré, pris en charge et conduit par les pays et prendre appui
sur une concertation avec toutes les principales parties prenantes,
Considérant qu’il faut d’urgence renforcer le dispositif multilatéral aux fins de
l’affectation des ressources matérielles, financières et humaines et de la promotion des
politiques consacrées à la lutte contre la faim et toutes les formes de malnutrition,
Conscient que l’insécurité alimentaire est un phénomène complexe dont la résurgence
est probable en raison de la conjugaison de plusieurs facteurs importants, comme les
répercussions de la crise financière et économique mondiale, la dégradation de
l’environnement, la perte de biodiversité, la désertification et les effets des changements
climatiques à l’échelle planétaire, la sécheresse, les catastrophes naturelles et les incidences
de la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19), ainsi que la pauvreté, la croissance
démographique excessive, les conflits armés, l’instabilité excessive du cours des produits de
base et le fait que bien des pays, en particulier les pays en développement, y compris les pays
en développement sans littoral, les pays les moins avancés et les petits États insulaires en
développement, ne disposent pas des technologies, des investissements et des compétences
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GE.24-06165