A/RES/55/112
et prolongées, l’organisation de manifestations et de campagnes médiatiques, qui ont
contraint de nombreuses personnes à renoncer à l’exercice de leurs droits politiques
légitimes;
6.
Demande instamment au Gouvernement du Myanmar de mettre fin sans
tarder à toutes les activités qui visent à empêcher le libre exercice des droits de
l’homme internationalement reconnus, y compris la liberté d’association,
de réunion, de mouvement et de parole, et en particulier d’éliminer toutes les
entraves à la liberté de mouvement d’Aung San Suu Kyi et des autres membres de la
Ligue nationale pour la démocratie, ainsi qu’à leur liberté de communiquer avec le
monde extérieur;
7.
Prie instamment le Gouvernement du Myanmar de libérer immédiatement
et sans condition les dirigeants politiques détenus et tous les prisonniers politiques,
y compris les journalistes, de garantir leur intégrité physique et de les autoriser à
participer au processus de réconciliation nationale;
8.
Note avec préoccupation que la composition et les méthodes de travail de
la Convention nationale ne permettent ni aux membres du Parlement élu ni aux
représentants des minorités ethniques d’exprimer librement leurs opinions, et
exhorte le Gouvernement du Myanmar à rechercher des moyens novateurs et
constructifs pour favoriser la réconciliation nationale et à rétablir la démocratie,
notamment en définissant un calendrier de mesures;
9.
Demande instamment au Gouvernement du Myanmar de prendre, tout en
tenant compte du fait qu’il a donné à diverses reprises des assurances dans ce sens,
toutes les mesures nécessaires en vue du rétablissement de la démocratie,
conformément à la volonté exprimée par la population lors des élections
démocratiques qui ont eu lieu en 1990, et d’engager sans retard à cette fin un
dialogue politique de fond avec les dirigeants politiques, y compris Aung San Suu
Kyi, et les représentants des groupes ethniques et, à ce propos, note l’existence du
comité représentant le Parlement populaire;
10. Constate avec une profonde préoccupation que le Gouvernement du
Myanmar n’a pas mis fin à la pratique généralisée et systématique du travail forcé
dont est victime son propre peuple et qu’il n’a donné suite à aucune des trois
recommandations de l’Organisation internationale du Travail sur la question, ce qui
a contraint celle-ci à restreindre encore sa coopération avec le Gouvernement et a
conduit la Conférence internationale du Travail à adopter, sous certaines conditions,
un certain nombre de mesures pour amener le Gouvernement du Myanmar à
appliquer les recommandations de la Commission d’enquête créée pour examiner la
mise en œuvre de la Convention no 29 de l’Organisation internationale du Travail
concernant le travail forcé ou obligatoire, de 1930;
11. Prend note de la visite récemment effectuée au Myanmar par une mission
de coopération technique de l’Organisation internationale du Travail et de la
coopération dont elle a bénéficié, tout en attendant les résultats de cette mission;
12. Engage vivement le Gouvernement du Myanmar à appliquer pleinement,
sur les plans législatif, exécutif et administratif, des mesures concrètes visant à
éliminer la pratique du travail forcé, conformément aux recommandations
pertinentes de la Commission d’enquête;
13. Note avec satisfaction que la plupart des cours universitaires ont repris,
mais demeure préoccupée par le fait que le droit à l’éducation reste limité aux
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