A/RES/55/210 4. Réaffirme qu’il faut s’attaquer aux causes de la pauvreté dans une optique intégrée tenant compte de l’importance des stratégies sectorielles dans des domaines tels que l’éducation, la mise en valeur des ressources humaines, la santé, les établissements humains, le développement rural, l’emploi productif, la population, l’environnement, l’eau douce, la sécurité alimentaire et les migrations, ainsi que des besoins spécifiques des groupes défavorisés et vulnérables, de manière à offrir des possibilités et des choix accrus aux personnes qui vivent dans la pauvreté et à leur permettre de créer ou accroître leurs actifs de manière à réaliser le développement social et économique; 5. Souligne la nécessité d’offrir aux pauvres la possibilité d’accéder plus largement aux ressources et de mieux les contrôler, notamment en ce qui concerne les ressources foncières, les compétences, les connaissances, les capitaux et les liens sociaux, ainsi que d’améliorer l’accès de tous aux services sociaux de base; 6. Considère qu’il importe d’adopter des mesures de politique générale appropriées pour répondre aux défis de la mondialisation au niveau national et, en particulier, de mettre en œuvre des politiques internes saines et stables, notamment des politiques macroéconomiques et sociales bien conçues, afin de réaliser l’objectif de l’élimination de la pauvreté; 7. Réaffirme que, dans le cadre général des mesures d’élimination de la pauvreté, il convient d’accorder une attention particulière à la nature pluridimensionnelle de la pauvreté et aux conditions et politiques nationales et internationales susceptibles de favoriser l’élimination de la pauvreté, notamment en encourageant l’intégration sociale et économique des personnes qui vivent dans la pauvreté, et en leur donnant ainsi le pouvoir d’action voulu pour participer à la prise des décisions relatives aux politiques qui les concernent, à la promotion et à la défense de tous les droits de la personne humaine et des libertés fondamentales pour tous, y compris le droit au développement, ayant à l’esprit les liens qui existent entre tous les droits de la personne humaine et le développement et l’existence d’un service public et d’une administration efficaces, transparents et responsables; 8. Réaffirme également, ainsi qu’il est énoncé dans la Déclaration du Millénaire, que la réalisation des objectifs du développement et de l’élimination de la pauvreté est notamment fonction d’une bonne gouvernance dans chaque pays, ainsi que d’une bonne gouvernance au niveau international, de la transparence des systèmes financier, monétaire et commercial, et de la volonté résolue d’instituer un système commercial et financier multilatéral qui soit ouvert, équitable, fondé sur le droit, prévisible et non discriminatoire; 9. Engage tous les pays à formuler et mettre en œuvre des stratégies et programmes nationaux orientés sur les réalisations, notamment en définissant des objectifs assortis d’un calendrier d’action devant permettre d’ici à 2015 de réduire de moitié la pauvreté ainsi que la proportion des personnes qui vivent dans une pauvreté extrême, ce qui nécessite le renforcement des actions menées au niveau national et de la coopération internationale; 10. Demande instamment que la communauté internationale redouble d’efforts pour appuyer les initiatives que prennent les pays en développement pour lutter contre la pauvreté, notamment en créant un environnement qui facilite leur intégration dans l’économie mondiale, en améliorant leur accès aux marchés, en facilitant les flux de ressources financières et en appliquant intégralement et effectivement toutes les initiatives déjà lancées pour alléger la dette des pays en 3

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