Activités relatives à la deuxième Décennie des Nations Unies
pour l’élimination de la pauvreté (2008-2017)
A/RES/72/233
des catastrophes naturelles majeures et par une escalade des conflits, qui ont réduit à
néant des années de progrès en matière de développement dans certaines régions,
dans lesquelles les leçons à tirer des politiques adoptées face à ces crises et
catastrophes seront importantes pour maintenir la dynamique créée par les activités
relatives à la Décennie en faveur de l’élimination de la pauvreté et faire en sorte que
le fonctionnement des marchés soit plus favorable aux personnes qui vivent dans la
pauvreté,
Réaffirmant que les changements climatiques représentent l’un des plus grands
défis de notre temps, que leurs incidences risquent d’empêcher certains pays de
parvenir au développement durable, que l’élévation des températures à l’échelle
mondiale et du niveau de la mer, l’acidification des océans et d’autres effets des
changements climatiques ont de graves répercussions sur les zones côtières et les
pays côtiers de basse altitude, y compris nombre de pays parmi les moins avancés et
de petits États insulaires en développement, et que la survie de nombreuses sociétés
et des systèmes biologiques dont la planète a besoin est en jeu, ce qui menace la
sécurité alimentaire et compromet les efforts déployés pour éliminer la pauvreté et
parvenir à un développement durable, d’où la nécessité d’agir d’urgence en vue de
défendre, de préserver et de pérenniser les acquis en matière de développement
obtenus ces dernières décennies,
Se félicitant du plan stratégique des Nations Unies sur les forêts (2017 -2030) 15
et consciente qu’environ 1,6 milliard de personnes, soit 25 pour cent de la
population mondiale, dépendent des forêts, qui constituent un moyen de subsistance,
un bassin d’emploi et une source de revenus,
Engageant instamment tous les pays qui ne l’ont pas encore fait à ratifier la
Convention des Nations Unies contre la corruption 16 ou à y adhérer et engageant les
parties à examiner son application, affirmant sa détermination à faire en sorte que la
Convention soit un instrument efficace pour décourager, détecter, prévenir et
combattre la corruption active et passive, pour poursuivre les auteurs de faits de
corruption et pour récupérer les avoirs volés et les restituer aux pays d’origine, en
fonction des circonstances, encourageant la communauté internationale à a dopter
des pratiques optimales concernant la restitution des actifs volés, soutenant
l’Initiative pour le recouvrement des avoirs volés lancée par l’Organisation des
Nations Unies et la Banque mondiale ainsi que d’autres initiatives internationales
allant dans le même sens, insistant pour que les conventions régionales relatives à la
corruption soient mises à jour et ratifiées, et s’efforçant d’éliminer les paradis
fiscaux, qui encouragent le transfert à l’étranger d’avoirs volés et les flux financiers
illicites,
Déterminée à appuyer la réforme de la réglementation engagée à tous les
niveaux pour accroître la transparence et la responsabilité des institutions
financières, des entreprises et des administrations publiques, ainsi que le
renforcement de la coopération internationale et des institutions nationales de lutte
contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme,
Réaffirmant que l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes et dans
toutes ses dimensions, y compris l’extrême pauvreté, constitue le plus grand défi
auquel le monde est aujourd’hui confronté, qu’il s’agit d’un préalable indispensable
au développement durable, en particulier de l’Afrique, des pays les moins avancés
et des petits États insulaires en développement ainsi que d e certains pays à revenu
intermédiaire, et qu’il importe donc d’accélérer les progrès pour parvenir à une
croissance économique soutenue, partagée et équitable, ainsi qu’au développement
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Voir résolution 71/285.
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2349, n o 42146.
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