Activités relatives à la deuxième Décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté (2008-2017) A/RES/72/233 cette aide à bon escient et de faciliter les transferts de technologie vers les pays en développement selon des modalités arrêtées d’un commun accord, et souligne également que le règlement des situations d’endettement insoutenables est essentiel pour les pays pauvres très endettés, tandis que les envois de fonds sont devenus une source importante de revenus et de financement pour les pays bénéficiaires et leur contribution à la réalisation du développement durable ; 30. Considère que le Programme d’action d’Addis-Abeba offre un cadre global pour le financement du développement durable et fait partie intégrante du Programme de développement durable à l’horizon 2030, qu’il appuie et complète, et dont il contribue à replacer dans leur contexte les cibles concernant les moyens de mise en œuvre grâce à l’adoption de politiques et mesures concrètes qui ont trait aux ressources publiques nationales, aux entreprises et aux financements privés nationaux et internationaux, à la coopération internationale pour le développement, au commerce international comme moteur du développement, à la dette et à la viabilité de la dette, aux problèmes systémiques, à la science et à la technologie, à l’innovation, au renforcement des capacités, ainsi qu’aux données, au contrôle et au suivi ; 31. Salue l’organisation, par le Gouvernement du Qatar, de la Conférence de haut niveau sur le financement du développement et les moyens de mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, les 18 et 19 novembre 2017 à Doha ; 32. Considère que des ressources publiques intérieures supplémentaires, complétées au besoin par l’aide internationale, seront essentielles à la réalisation du développement durable et des objectifs y relatifs, et que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et le Programme d’action d’Addis-Abeba reconnaissent le rôle central de la mobilisation des ressources intérieures, selon le principe de l’appropriation nationale ; 33. Considère également que l’activité, l’investissement et l’innovation des entreprises privées sont d’importants moteurs de la productivité et donc de la croissance économique et de la création d’emplois, et que les apports de capitaux internationaux privés, en particulier sous la forme d’investissements étrangers directs, conjugués à un système financier international stable, sont des compléments essentiels des efforts de développement déployés au niveau national ; 34. Considère en outre que davantage peut être fait pour instaurer un climat favorable aux affaires et à l’investissement qui soit propice au développement durable et propre à susciter la participation et les investissements du secteur privé, et encourage une augmentation du volume et une amélioration de la qualité des investissements étrangers directs dans tous les pays en développement, en particulier au regard des objectifs de développement durable, ainsi que leur diversification et leur inscription dans le long terme ; 35. Se félicite des progrès accomplis ces dernières années en termes d’ouverture financière dans tous les groupes de revenus et toutes les régions, mais constate avec inquiétude que 2 milliards de personnes, principalement dans les zones rurales des pays en développement, n’ont toujours pas accès à des services financiers formels, et demeure préoccupée par l’écart qui subsiste entre les sexes en matière d’ouverture financière ; 36. Note qu’un usage important du financement public international, de l’APD notamment, consiste à susciter la mobilisation de ressources supplémentaires provenant d’autres sources, publiques et privées, et moyennant des instruments de partage des risques bien conçus, notamment des coïnvestissements, des partenariats public-privé et des garanties, et note également que cet usage peut contribuer à 17-23311 13/17

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