Activités relatives à la deuxième Décennie des Nations Unies
pour l’élimination de la pauvreté (2008-2017)
A/RES/72/233
universelle qui garantirait l’efficacité de l’aide et que la situation particulière de
chaque pays doit être pleinement prise en compte ;
41. Considère que le déclin enregistré ces dernières années par l’APD
destinée à ces pays est inquiétant et que le taux de 0,09 pour cent du revenu national
brut atteint en 2014 est resté inférieur au taux de 0,15 à 0,20 pour cent que de
nombreux pays développés se sont donné pour objectif, et prend note, à cet ég ard,
de l’augmentation de 4 pour cent en valeur réelle de l’APD bilatérale destinée aux
pays les moins avancés en 2015 et des prévisions selon lesquelles la part de l’APD
qui sera affectée à ces pays continuera d’augmenter en 2016 -2019, ce qui donne à
penser que les pays développés s’emploient à inverser la tendance au déclin de
l’APD destinée aux pays les moins avancés ;
42. Encourage toutes les parties prenantes, selon qu’il convient, à verser des
contributions volontaires aux fonds des Nations Unies pour l’élimination de la
pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, y compris l’extrême
pauvreté, de manière à renforcer l’action menée en la matière ;
43. Considère que l’élimination de la pauvreté est une tâche complexe et
souligne qu’en intensifiant leurs efforts à cet effet, les organismes des Nations
Unies qui s’occupent du développement doivent être guidés par les priorités des
pays, en continuant de se concentrer en particulier sur le renforcement des capacités
des pays en développement, et agir de façon intégrée, coordonnée et cohérente, au
moyen de programmes et projets visant à éliminer la pauvreté, objectif qui doit être
au centre de leurs mandats respectifs afin que les progrès soient irréversibles, en vue
de tirer pleinement parti des composantes interdépendantes et complémentaires du
système des Nations Unies pour le développement, et encourage l’utilisation de
stratégies variées ;
44. Réaffirme qu’il importe de renforcer le statut de chef de file de
l’Organisation des Nations Unies dans la promotion de la coopération internationale
pour le développement et reconnaît le concours que les institutions spécialisées, les
fonds et programmes des Nations Unies et les commissions régionales, notamment
l’Organisation internationale du Travail, l’Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture, le Programme des Nations Unies pour le
développement, l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel,
l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
(ONU-Femmes), le Fonds des Nations Unies pour la population, le Fonds des
Nations Unies pour l’enfance, la Commission économique et sociale pour l’Asie et
le Pacifique, la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale , la
Commission économique pour l’Afrique, la Commission économique pour
l’Amérique latine et les Caraïbes et la Commission économique pour l’Europe,
apportent à la campagne internationale pour l’élimination de la pauvreté sous toutes
ses formes et dans toutes ses dimensions, notamment par l’éducation et la formation
professionnelle ;
45. Demande aux organismes du système des Nations Unies pour le
développement, y compris aux fonds, programmes et institutions spécialisées,
d’accorder une priorité absolue à l’élimination de la pauvreté dans l’exécution de
leur mandat, et souligne qu’il faut redoubler d’efforts dans ce domaine pour lutter
contre les causes profondes de l’extrême pauvreté et de la faim ;
46. Demande aux organismes compétents des Nations Unies d’aider, dans les
limites de leur mandat et de leurs moyens, les États Membres qui en font la
demande à renforcer leurs capacités en matière de politique macroéconomique et
leurs stratégies nationales de développement ;
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