A/RES/78/168
Développement agricole, sécurité alimentaire et nutrition
Plan d’action, à valoriser celui-ci et à accompagner le renforcement des capacités à
cet égard,
Réaffirmant que chaque être humain a le droit d’avoir accès à des aliments sains
et nutritifs en quantité suffisante, conformément au droit à une alimentation équilibrée
et au droit fondamental de chacun d’être à l’abri de la faim, de manière à pouvoir
développer et conserver pleinement ses capacités physiques et mentales, et s oulignant
qu’il faut consentir un effort particulier pour satisfaire les besoins nutritionnels, en
particulier des femmes, des enfants, des personnes âgées, des peuples autochtones,
des populations locales et des personnes handicapées, ainsi que des person nes qui se
trouvent en situation de vulnérabilité,
Considérant que la mortalité infanto-juvénile peut être réduite grâce à
l’amélioration de l’état nutritionnel des femmes en âge de procréer, surtout pendant
la grossesse, et que l’allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de
la vie est optimal pour la survie de l’enfant, sa nutrition et la promotion de sa santé
et de son développement cognitif et constitue un principe important d’une
alimentation saine, notamment lorsqu’il se poursuit jusqu’à l’âge de 2 ans voire plus,
associé à une alimentation complémentaire appropriée qui soit nutritive, et soulignant
que malgré les progrès constants accomplis en la matière, 47,7 pour cent des
nourrissons de moins de 6 mois étant exclusivement nourris au sein dans le monde en
2021, il faudra faire des efforts considérables pour atteindre les cibles mondiales
relatives à la nutrition énoncées dans le Programme 2030, et que même cet indicateur
appelle une accélération des progrès,
Prenant note de la publication intitulée L’état de la sécurité alimentaire et de la
nutrition dans le monde 2023 : urbanisation, transformation des systèmes
agroalimentaires et accès à une alimentation saine le long du continuum rural urbain, établie par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture, le Fonds international de développement agricole, le Fonds des Nations
Unies pour l’enfance, le Programme alimentaire mondial et l’Organisation mondiale
de la Santé, de celle intitulée La situation des femmes dans les systèmes
agroalimentaires, établie par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture, et du rapport intitulé Dénutries et oubliées : une crise nutritionnelle
mondiale pour les adolescentes et les femmes, établi par le Fonds des Nations Unies
pour l’enfance,
Prenant note également de la publication intitulée Une opportunité se chiffrant
à plusieurs milliards de dollars : réorienter le soutien au secteur agricole pour
transformer les systèmes alimentaires, établie par l’Organisation des Nations Unies
pour l’alimentation et l’agriculture, le Programme des Nations Unies pour le
développement et le Programme des Nations Unies pour l’environnement,
Demeurant profondément préoccupée par le fait que, selon les estimations les
plus récentes de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture,
du Fonds international de développement agricole, du Fonds des Nations unies pour
l’enfance, du Programme alimentaire mondial et de l’Organisation mondiale de la
Santé, entre 691 millions et 783 millions de personnes ont souffert de la faim en 2022
et, compte tenu de la moyenne (735 millions environ), il y avait 122 millions de
personnes souffrant de la faim de plus en 2022 par rapport à 2019, avant la pandémie
de COVID-19, et que les problèmes de nutrition sont de plus en plus complexes car
de multiples formes de malnutrition – notamment le retard de croissance,
l’émaciation, l’insuffisance pondérale, les carences en micronutriments, le surpoids
et l’obésité – peuvent coexister dans un même pays ou dans les ménages, plus de
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