Promotion d’un ordre international démocratique et équitable
A/RES/75/178
peuple, lequel détermine le système politique, économique, social et culturel qui sera
le sien, et sur sa pleine participation à tous les aspects de son existence,
Considérant que la promotion et la protection des droits humains doivent
reposer sur le principe de la coopération et d’un dialogue authentique et tendre à
donner aux États Membres les moyens de s’acquitter de leurs obligations en matière
de droits humains au profit de tous les êtres humains,
Soulignant que la démocratie est certes un concept politique, mais qu’elle a
aussi des dimensions économiques et sociales,
Considérant que la démocratie, le respect de tous les droits humains, y compris
le droit au développement, la transparence de la gestion des affaires publiques et de
l’administration dans tous les secteurs de la société et l’obligation de rendre des
comptes, ainsi qu’une véritable participation de la société civile, sont parmi les
principaux piliers sur lesquels doit nécessairement reposer tout développement
durable axé sur la société et sur l’individu,
Notant avec préoccupation que le racisme, la discrimination raciale, la
xénophobie et l’intolérance qui y est associée peuvent être aggravés, entre autres
choses, par l’inéquitable répartition des richesses, la marginalisation et l’exclusion
sociale,
Réaffirmant que le dialogue des religions, cultures et civilisations pourrait
grandement contribuer au renforcement de la coopération internationale à tous les
niveaux,
Soulignant que la communauté internationale doit impérativement veiller à ce
que la mondialisation devienne une force bénéfique pour tous les habitants de la
planète et que c’est seulement au prix d’une action d’envergure soutenue, fondée sur
l’humanité que tous ont en partage dans toute sa diversité, que la mondialisation
pourra être pleinement équitable et profitable à tous,
Vivement préoccupée de constater que les crises économique, financière,
énergétique et alimentaire mondiales en cours, qui résultent de la conjugaison de
plusieurs facteurs importants, macroéconomiques notamment, dont la dégradation de
l’environnement, la désertification et les changements climatiques planétaires, les
catastrophes naturelles et l’absence des ressources financières et de la technologie
nécessaires pour en contrer les effets néfastes dans les pays en développement, en
particulier les moins avancés d’entre eux et les petits États insulaires en
développement, créent une conjoncture internationale qui vient mettre en péril la
jouissance véritable de tous les droits humains et creuser encore l’écart entre pays
développés et pays en développement,
Notant avec une vive inquiétude que la pandémie de maladie à coronavirus 2019
(COVID-19), qui continue de se propager partout, est une menace pour la santé, la
sécurité et le bien-être des êtres humains et qu’elle a des effets sans précédent, qu’elle
entraîne notamment de profonds bouleversements pour les sociétés et les économi es
ainsi que pour les déplacements internationaux et le commerce mondial, et qu ’elle a
des répercussions dévastatrices sur les moyens de subsistance des populations,
Réaffirmant qu’elle est attachée à la coopération internationale et au
multilatéralisme et qu’elle appuie pleinement le rôle central que joue le système des
Nations Unies, sachant que l’Organisation mondiale de la Santé joue un rôle de
premier plan dans l’action mondiale contre la pandémie de COVID-19 et considérant
qu’un ordre international démocratique et équitable rend tous les pays mieux à même
de faire face à la pandémie et à d’autres défis mondiaux et de s’en relever,
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