A/HRC/RES/55/8
Prenant note avec une vive inquiétude des effets négatifs disproportionnés des
pandémies mondiales, notamment de la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19), sur
les personnes handicapées et constatant que ces personnes sont exposées à un risque plus
élevé d’infection par la COVID-19 et ont une mortalité plus élevée, et qu’elles se heurtent à
des obstacles plus grands dans leur accès à des services de santé rapides et de qualité, ce qui
a une incidence sur leurs droits humains,
Se déclarant préoccupé par les effets néfastes des changements climatiques sur toutes
les personnes handicapées, et plus particulièrement sur celles qui présentent des facteurs de
vulnérabilité multiples, notamment les femmes et les filles handicapées, les personnes
handicapées qui vivent dans les petits États insulaires en développement et celles qui vivent
en situation de pauvreté ou de conflit, et soulignant qu’il est nécessaire que les États prennent
et appuient des mesures appropriées pour répondre aux besoins de ces personnes et pour leur
permettre de participer à la planification des interventions à mener en cas de catastrophe,
dans les situations d’urgence et en cas d’évacuation, ainsi qu’aux interventions d’urgence et
aux services de soins humanitaires, et de jouer un rôle de premier plan dans ce domaine,
Réaffirmant la nécessité d’intégrer les questions de genre et d’âge et de prendre des
mesures tenant compte du handicap pour s’attaquer aux formes multiples, aggravées et
croisées de discrimination, y compris le capacitisme et l’âgisme, dans tous les efforts visant
à promouvoir l’égalité femmes-hommes et la jouissance, dans des conditions d’égalité, de
tous les droits humains et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées,
Rappelant les principes généraux énoncés dans la Convention relative aux droits des
personnes handicapées, à savoir la non-discrimination, la participation et l’inclusion pleines
et effectives à la société, le respect de la différence et l’acceptation des personnes handicapées
comme faisant partie de la diversité humaine et de l’humanité, l’autonomie individuelle et
l’indépendance des personnes handicapées, l’égalité femmes-hommes, et le respect du
développement des capacités de l’enfant handicapé,
Rappelant également que l’article 19 de la Convention relative aux droits des
personnes handicapées fait obligation aux États parties de reconnaître à toutes les personnes
handicapées le droit de vivre dans la société, avec la même liberté de choix que les autres
personnes, et de prendre des mesures efficaces et appropriées pour faciliter aux personnes
handicapées la pleine jouissance de ce droit ainsi que leur pleine inclusion et participation à
la société, notamment en veillant à ce que les services et équipements sociaux destinés à la
population générale soient mis à la disposition des personnes handicapées sur la base de
l’égalité avec les autres et soient adaptés à leurs besoins,
Considérant que les technologies d’assistance, qu’elles soient numériques ou non,
peuvent permettre et favoriser l’inclusion, la participation et la mobilisation des personnes
handicapées dans toutes les sphères de la société, y compris dans les sphères politique,
économique et sociale,
Rappelant la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention sur
l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la Convention
relative aux droits de l’enfant, la Convention internationale sur l’élimination de toutes les
formes de discrimination raciale et tous les autres instruments pertinents relatifs aux droits
de l’homme,
Tenant compte du fait que des dispositifs de soutien et de prise en charge fondés sur
les droits de l’homme, comprenant des politiques, des personnes, des produits et des services
qui tiennent compte du handicap, sont essentiels pour que les personnes handicapées puissent
participer pleinement et effectivement à la vie de la société, sur la base de l’égalité avec les
autres, vivre dans la dignité, en toute autonomie et indépendance, et vivre de façon
indépendante dans la société, comme le prévoit la Convention relative aux droits des
personnes handicapées,
Sachant que le « soutien » englobe un large éventail de moyens formels et informels,
y compris le travail non rémunéré et des produits, des services et des infrastructures de
soutien, et qu’il permet aux personnes handicapées d’accomplir les tâches de la vie
quotidienne et de participer activement à la vie de la société en ayant le choix, le contrôle, le
pouvoir d’action, l’autonomie et l’indépendance,
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GE.24-06215