internationale à ne pas se limiter aux statistiques, aux données chiffrées et aux
évaluations, à mettre sur pied des initiatives courageuses et à engager des actions
révolutionnaire visant à promouvoir les droits des femmes. Elle a rappelé que la
dynamique créée par la Conférence internationale sur la population et le
développement de 1994 a profondément influencé le cours du développe ment au
Bhoutan. L’engagement du pays à fournir un accès universel aux services de santé
sexuelle et reproductive et à faire respecter plus largement les droits et les choix des
femmes et des filles a entraîné des changements importants et des effets concr ets.
Néanmoins, les jeunes du pays font face à de nombreux problèmes, notamment des
besoins non satisfaits en matière de contraception moderne et un faible niveau de
connaissances générales sur le VIH/sida chez les adolescents. Le fait que la
Commission place la sécurité alimentaire et la nutrition au premier plan est arrivé à
point nommé, au moment où la pandémie de COVID -19 avait des répercussions
profondes sur les systèmes de santé, la sécurité alimentaire et l ’égalité des genres.
Elle a souligné qu’il était impératif de veiller à ce que les vaccins soient considérés
comme des biens publics mondiaux et à ce qu’ils soient accessibles à tous les pays de
manière équitable et juste.
Le 19 avril également, dans le cadre d’un débat d’experts, on a examiné les
rapports du Secrétaire général qui avaient été établis pour le débat général (point 3 de
l’ordre du jour). Le débat était modéré par la Vice-Présidente Mayra Lisseth Sorto
Rosales (Ministre conseillère à la Mission permanente d’El Salvador auprès de
l’Organisation des Nations Unies), et les experts suivants y avaient pris part : Cheryl
Sawyer, Spécialiste hors classe des questions de population de la Division de la
population (Département des affaires économiques et sociales) ; Lorenzo Bellù,
Économiste principal de la FAO ; Sandile Simelane, Spécialiste technique du Service
de la population et du développement (FNUAP) ; Carmen Burbano, Directrice des
programmes scolaires du Programme alimentaire mondial ; Michael Herrmann,
Conseiller principal du FNUAP. Ces experts ont noté que la taille et la répartition de
la population étaient des facteurs importants de la demande de denrées alimentaires.
En outre, les régimes alimentaires malsains sont à l’origine de problèmes de santé
dans le monde entier et une nutrition inadéquate et l’anémie contribuent à l’annulation
des résultats obtenus en matière de développement. La production alimentaire a des
conséquences désastreuses pour l’environnement et cette situation est aggravée par la
grande quantité de déchets alimentaires dans le monde. Les perturbations des
systèmes alimentaires liées à la pandémie anéantissent les progrès accomplis dans
l’action menée en vue d’éradiquer la faim d’ici à 2030 et rappellent de manière
saisissante les grandes inégalités qui existent dans le monde, en particulier pour les
personnes touchées par des crises humanitaires et d’autres groupes vulnérables. La
pandémie de COVID-19 a fait que des centaines de millions d’enfants ont moins accès
aux programmes de nutrition en milieu scolaire. Les conséquences de la fermeture
des écoles étaient particulièrement graves pour les filles, qui étaient exposées aux
mariages précoces, aux grossesses d’adolescentes et aux abus. Les programmes de
nutrition destinés aux femmes enceintes et aux nourrissons, déjà sous-financés avant
la pandémie, ont également été touchés. En ce qui concerne l’avenir, pour produire
suffisamment de nourriture pour répondre aux besoins d’une population croissante
tout en utilisant moins de ressources, il faudra une approche qui com bine le progrès
scientifique et le savoir autochtone. Il a été recommandé aux États de garantir l ’accès
universel à des services sociaux de qualité qui permettent aux populations vulnérables
d’obtenir le capital humain dont elles ont besoin pour augmenter leur potentiel de
gains, notamment en veillant à ce que les femmes, les jeunes et les personnes âgées
aient accès aux terres, aux capitaux, à la formation, aux services et aux technologies.
Les apports d’aide internationaux étaient insuffisants, tant pour les programmes
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