A/RES/54/110
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Considérant qu’il faut renforcer le rôle que jouent l’Organisation des Nations Unies et les institutions
spécialisées compétentes dans la lutte contre le terrorisme international, et ayant à l’esprit les propositions
du Secrétaire général visant à renforcer le rôle de l’Organisation à cet égard,
Convaincue qu’il importe qu’elle examine les mesures visant à éliminer le terrorisme international, étant
l’organe universel compétent pour ce faire,
Rappelant la Déclaration sur les mesures visant à éliminer le terrorisme international, figurant en annexe
à sa résolution 49/60, dans laquelle elle a invité les États à examiner d’urgence la portée des dispositions
juridiques internationales en vigueur qui concernent la prévention, la répression et l’élimination du terrorisme
sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, afin de s’assurer qu’il existe un cadre juridique
général couvrant tous les aspects de la question,
Prenant acte du communiqué final de la réunion des ministres des affaires étrangères et des chefs de
délégation du Mouvement des pays non alignés, tenue à New York le 23 septembre 19992, qui réitère la
position collective du Mouvement au sujet du terrorisme et, reprenant une initiative de la douzième
Conférence des chefs d’État ou de gouvernement des pays non alignés, tenue à Durban (Afrique du Sud) du
29 août au 3 septembre 1998, demande la convocation, au plus haut niveau, sous les auspices de
l’Organisation des Nations Unies, d’une conférence internationale afin que la communauté internationale
définisse une riposte commune face au terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations3,
Rappelant la décision qu’elle a prise dans sa résolution 53/108 d’examiner à sa cinquante-quatrième
session la question de la convocation en l’an 2000, sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies,
d’une conférence de haut niveau afin que la communauté internationale définisse une riposte commune face
au terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations,
Notant les efforts déployés au niveau régional pour prévenir, combattre et éliminer le terrorisme sous
toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, quel que soit le lieu où des actes de terrorisme sont
commis et quels qu’en soient les auteurs, y compris par le biais de l’élaboration de conventions régionales
et de l’adhésion à ces conventions,
Ayant examiné le rapport du Secrétaire général4,
1. Condamne énergiquement tous les actes et toutes les méthodes et pratiques de terrorisme, qu’elle
juge criminels et injustifiables où qu’ils soient commis et quels qu’en soient les auteurs;
2. Réaffirme que les actes criminels qui, à des fins politiques, sont conçus ou calculés pour provoquer
la terreur dans la population, dans un groupe de personnes ou chez des individus sont injustifiables en toutes
circonstances et quels que soient les motifs de nature politique, philosophique, idéologique, raciale, ethnique,
religieuse ou autre invoqués pour les justifier;
2
A/54/469-S/1999/1063, annexe; voir Documents officiels du Conseil de sécurité, cinquante-quatrième
année, Supplément d’octobre, novembre et décembre 1999, document S/1999/1063.
3
Voir A/53/667-S/1998/1071, annexe I, par. 149 à 162; voir Documents officiels du Conseil de sécurité,
cinquante-troisième année, Supplément d’octobre, novembre et décembre 1998, document S/1998/1071.
4
A/54/301 et Add.1.
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