A/RES/62/180
facilitant l’accès universel et équitable à des services de prévention et de traitement
du paludisme de haute qualité ;
4.
Demande à la communauté internationale de continuer à soutenir les
organisations qui participent au Partenariat pour faire reculer le paludisme,
notamment l’Organisation mondiale de la santé, la Banque mondiale et le Fonds des
Nations Unies pour l’enfance, lesquels apportent une aide supplémentaire cruciale
aux pays qui s’efforcent de venir à bout d’un paludisme endémique ;
5.
Invite instamment la communauté internationale à s’employer, dans un
esprit de coopération, à améliorer, renforcer, harmoniser et maintenir l’assistance
bilatérale et multilatérale à la lutte contre le paludisme, y compris l’appui au Fonds
mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, pour aider les pays,
en particulier ceux où le paludisme est endémique, à exécuter des plans nationaux
efficaces de lutte contre cette maladie, en particulier des plans sanitaires et des plans
d’assainissement, y compris des stratégies de lutte antipaludique et de prise en
charge intégrée des maladies de l’enfant, d’une manière suivie et équitable, et
contribuer ainsi au développement des systèmes de santé ;
6.
Se félicite de la contribution à la mobilisation de ressources
supplémentaires et prévisibles pour le développement des initiatives financières
volontaires innovantes prises par des groupes d’États Membres, et prend note à cet
égard de la Facilité internationale d’achat de médicaments (UNITAID), de la
Facilité internationale de financement pour la vaccination et des initiatives
d’engagements anticipés sur les marchés ;
7.
Engage vivement les pays où le paludisme est endémique à rechercher la
viabilité financière et à augmenter dans la mesure du possible les ressources
nationales affectées à la lutte contre cette maladie, et à créer des conditions
favorables à une collaboration avec le secteur privé afin d’améliorer l’accès à des
services antipaludiques de qualité ;
8.
Demande aux États Membres, en particulier ceux où le paludisme est
endémique, d’instaurer ou de renforcer des politiques et plans opérationnels
nationaux afin de porter à au moins 80 pour cent des populations à risque ou
souffrant de paludisme la couverture d’interventions préventives et curatives d’ici à
2010, conformément aux recommandations techniques de l’Organisation mondiale
de la santé, de manière à assurer une réduction de l’impact du paludisme d’au moins
50 pour cent d’ici à 2010 et 75 pour cent d’ici à 2015 ;
9.
Engage vivement les États Membres à recenser les ressources humaines
dont leurs services de santé, à tous les niveaux, ont besoin pour atteindre les
objectifs fixés dans la Déclaration d’Abuja sur l’initiative « Faire reculer le
paludisme en Afrique » 8 et les objectifs de développement convenus sur le plan
international énoncés dans la Déclaration du Millénaire2, et à pourvoir à ces besoins
en prenant les mesures voulues pour gérer efficacement le recrutement, la formation
et la fidélisation de personnel de santé qualifié, et en s’attachant en particulier à
disposer de personnel qualifié à tous les niveaux pour couvrir leurs besoins
techniques et opérationnels à mesure qu’un financement accru deviendra disponible
pour des programmes de lutte antipaludique ;
10. Demande à la communauté internationale, notamment en finançant le
Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et grâce à des
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8
A/55/240/Add.1, annexe.
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