A/HRC/RES/55/29
des informations pertinentes au sujet des violations et des mécanismes de réparation et à
assurer à l’enfant, directement ou par l’intermédiaire de ses parents, des personnes qui ont sa
charge ou de ses représentants légaux et, si nécessaire, à ceux-ci, l’accès à une représentation
et une assistance juridiques efficaces ;
14.
Demande aux États d’adopter des mesures, selon une approche
intersectionnelle, pour prendre en compte et valoriser les activités rémunérées et non
rémunérées de services à la personne, les répartir de façon plus juste et équitable, et réduire
les activités non rémunérées de services à la personne, qui sont encore effectuées de manière
disproportionnée par les femmes et les filles et qui entravent leur accès à l’emploi formel et
portent atteinte à leur droit d’accéder aux systèmes contributifs de sécurité sociale, en
favorisant le partage égal des responsabilités entre les membres de la famille et entre les
familles, les communautés, le secteur privé et les États, et en donnant la priorité, entre autres,
aux infrastructures durables et accessibles, aux transports, aux politiques de protection
sociale, à des services sociaux abordables et de qualité, y compris des services et dispositifs
de prise en charge et de soutien, à la garde d’enfants, et aux normes de travail qui garantissent
un travail décent et l’égalité des sexes pour tous les travailleurs, y compris un congé de
maternité, un congé de paternité ou un congé parental, un salaire égal pour un travail de
valeur égale, des conditions de travail sûres et saines et la protection contre la violence et le
harcèlement au travail, notamment contre la violence et le harcèlement fondés sur le genre,
la liberté d’association et le droit d’organisation et de négociation collective ;
15.
Exhorte les États à veiller à ce que la couverture de la protection sociale tienne
compte du genre et soit adaptée aux besoins des femmes et des filles, notamment en ce qui
concerne leur droit au meilleur état de santé physique et mentale possible, y compris les
services d’information, d’éducation et de soins relatifs à la santé sexuelle et procréative, la
santé et l’hygiène menstruelles et les services de santé maternelle, tels que les soins prénatals
et postnatals et les services liés à l’allaitement maternel et à la nutrition ;
16.
Exhorte également les États à se conformer à leurs obligations au regard du
droit international, notamment du droit international humanitaire et du droit international des
droits de l’homme, en particulier de la Convention relative aux droits de l’enfant et des
Protocoles facultatifs s’y rapportant, et insiste sur l’importance de l’établissement des
responsabilités pour toutes les violations des droits de l’enfant et atteintes à ces droits ;
Transversalisation des droits de l’enfant
17.
Prend note avec satisfaction de la note d’orientation du Secrétaire général sur
la transversalisation des droits de l’enfant, qui souligne la nécessité d’intégrer une perspective
fondée sur les droits de l’enfant, notamment au moyen de la participation active et effective
des enfants, et nécessairement de ceux qui risquent le plus d’être laissés de côté, à tous les
processus de prise de décision ayant des effets sur la jouissance de leurs droits humains, et
définit des attentes claires à l’égard de l’ensemble du système des Nations Unies et des entités
des Nations Unies, y compris le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme
et les mécanismes d’enquête et de responsabilisation relatifs aux droits de l’homme s’agissant
de garantir, dans des conditions de sécurité, la participation éthique et effective des enfants à
toutes les actions et dans toutes les instances pertinentes de l’Organisation des Nations Unies,
selon que nécessaire pour parvenir à la transversalisation des droits de l’enfant ;
18.
Engage les États à prendre des mesures pour établir des modalités structurées
et adaptées aux enfants visant à promouvoir le droit des enfants d’être entendus dans les
instances locales, nationales, régionales et internationales ;
19.
Exhorte les États à appuyer le rôle que joue le Haut-Commissariat dans la
transversalisation des droits de l’enfant dans l’ensemble du système des Nations Unies,
conformément à son mandat, et les engage à affirmer leur détermination à accroître leur
soutien financier aux capacités thématiques du Haut-Commissariat, y compris à sa capacité :
a)
De mener, pour les États et les autres parties prenantes qui en font la demande,
des activités de conseil et de renforcement des capacités sur l’ensemble des droits de l’enfant,
conformément au droit international des droits de l’homme ;
GE.24-06667
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