Situation des droits de l’homme en République arabe syrienne A/RES/73/182 humanitaire aux millions de Syriens déplacés à l’intérieur du pays ou qui ont trouvé refuge dans un pays d’accueil ; 37. Se félicite des mesures prises et des politiques adoptées par des pays extérieurs à la région concernant l’accueil des réfugiés syriens et l’aide qui leur est fournie, engage ces pays à intensifier encore leurs efforts et exhorte les autres États extérieurs à la région à envisager d’adopter des mesures et des politiques semblables, également dans l’optique d’assurer la protection des réfugiés syriens et de leur fournir une assistance humanitaire ; 38. Condamne fermement le refus délibéré, par quelque partie que ce soit, de l’apport d’une aide humanitaire aux civils, en particulier la pratique consistant à priver des zones civiles de soins médicaux et de services d’eau et d’assainissement, qui s’est récemment aggravée, soulignant que l’utilisation de la famine comme arme de guerre est interdite par le droit international et notant en particulier la responsabilité principale qui incombe au Gouvernement syrien à cet égard, et déplore la détérioration de la situation humanitaire ; 39. Exige des autorités syriennes et de toutes les autres parties au conflit qu’elles garantissent le plein accès immédiat, sans entrave et continu de l’Organisation des Nations Unies et des acteurs humanitaires aux zones assiégées ou difficiles d’accès, notamment, en conformité avec les résolutions 2139 (2014), 2165 (2014), 2191 (2014), 2254 (2015), 2258 (2015), 2332 (2016), 2393 (2017) et 2401 (2018) du Conseil de sécurité ; 40. Condamne fermement les pratiques comme les enlèvements, les prises d’otages, les détentions arbitraires, les mises au secret, les tortures, les meurtres de civils innocents et les exécutions sommaires perpétrées par des groupes armés non étatiques et groupes que le Conseil de sécurité a qualifiés de terroristes, et surtout par l’EIIL (également appelé Daech) et le Front el-Nosra (également appelé Hay’at Tahrir el-Cham), et souligne que ces actes peuvent constituer des crimes contre l ’humanité ; 41. Déplore les souffrances et les tortures infligées dans les centres de détention de toute la République arabe syrienne, ainsi qu’il ressort des rapports de la Commission d’enquête et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, des éléments de preuve produits par « César » en janvier 2014 et des informations faisant état du meurtre en grand nombre de détenus perpétré dans les locaux du service de renseignement militaire syrien ; 42. Condamne fermement les exécutions signalées de personnes détenues dans les locaux du renseignement militaire syrien, en particulier d ans le centre de détention de l’aéroport militaire de Mazzé, dans les services de renseignement de l ’armée de l’air de Harasta et dans les bâtiments des sections 215, 227, 235, 248 et 291 de la sécurité militaire, ainsi que les meurtres de personnes détenues qui auraient commis dans la prison d’Adra et dans des hôpitaux militaires, dont Mazzé, Techrine et Harasta, et se déclare profondément préoccupée par les informations selon lesquelles le régime a utilisé un crématorium pour cacher le meurtre d’un grand nombre de personnes détenues commis dans le complexe pénitencier de Sednaya ; 43. Demande que les organes de suivi internationaux compétents soient autorisés à avoir accès aux détenus dans les prisons et centres de détention d u Gouvernement, y compris toutes les installations militaires mentionnées dans les rapports de la Commission d’enquête ; 44. Exige de toutes les parties qu’elles prennent toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils et les personnes hors de combat, notamment les membres des groupes ethniques, religieux et confessionnels, et souligne, à cet égard, que la 18-22278 13/14

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