A/RES/72/73 Les océans et le droit de la mer 119. Est consciente du rôle décisif que joue la coopération internationale aux niveaux mondial, régional, sous-régional et bilatéral dans la lutte menée conformément au droit international contre les menaces faites à la sécurité maritime, y compris les actes de piraterie, les vols à main armée commis en mer et les actes de terrorisme dirigés contre les transports maritimes, les installations au large et autres intérêts maritimes, coopération qui passe par l’adoption d’instruments et de mécanismes bilatéraux et multilatéraux de contrôle, de prévention et de maîtrise de ces menaces, par des échanges d’informations plus soutenus entre États sur leur détection, leur prévention et leur élimination et par des poursuites engagées contre les délinquants compte dûment tenu des législations nationales, et par la né cessité de renforcer durablement les capacités pour atteindre ces objectifs, et à cet égard, accueille avec satisfaction le Programme de travail en matière de sécurité maritime 2015-2017, dont l’importance a été réaffirmée lors du vingt-quatrième Forum régional de l’Association des nations de l’Asie du Sud -Est, tenu à Manille le 7 août 2017 ; 120. Se félicite de l’adoption, au Sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, de la Charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique ; 121. Prend note des travaux accomplis par la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale aux fins de la promotion de la coopé ration internationale et du renforcement des moyens de lutte contre le problème de la criminalité transnationale organisée en mer ; 122. Constate avec inquiétude que les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer visent de nombreux types de navires ayant une activité maritime et se déclare gravement préoccupée par les menaces que ces actes font peser sur la sécurité et le bien-être des gens de mer et d’autres personnes ; 123. Souligne qu’il importe de signaler rapidement les faits afin que des informations précises puissent être obtenues sur l’ampleur du problème de la piraterie et des vols à main armée visant des navires en mer, et qu’il est indispensable, en cas de vol à main armée commis en mer, que le navire concerné avise l’État côtier, insiste sur l’importance des échanges d’informations entre États dont les navires sont exposés à la piraterie et aux vols à main armée commis en mer, prend note avec satisfaction du rôle majeur de l’Organisation maritime internationale et de l’importante contribution apportée dans ce domaine par le Centre de partage d’information concernant l’Accord de coopération régionale contre la piraterie et les vols à main armée à l’encontre des navires en Asie, qui est basé à Singapour et aspire à être reconnu comme centre d’excellence dans le cadre de sa mission et de son mandat, et prend note également du rôle que jouent le mécanisme d’échange d’informations concernant le domaine maritime pour le golfe de Guinée et l’Organisation du commerce maritime du Royaume -Uni dans la zone à haut risque ; 124. Engage instamment tous les États à lutter activement, en coopération avec l’Organisation maritime internationale, contre les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer, en adoptant des mesures en vue, nota mment, d’aider à renforcer les capacités existantes grâce à la formation des gens de mer, du personnel des ports et des agents de la force publique à la prévention et à la déclaration des infractions et à la conduite des enquêtes qui leur font suite, en tr aduisant en justice les auteurs présumés des faits conformément aux dispositions du droit international et en se dotant d’une législation nationale, ainsi qu’en utilisant à ces fins des navires et des moyens matériels et en empêchant les immatriculations frauduleuses de navires ; 24/60 Error! No document variable supplied.

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