A/RES/72/73
Les océans et le droit de la mer
264. Prend note des travaux que mène l’Organisation maritime internationale
pour recenser les aires marines constituant des zones maritimes particulièrement
vulnérables et les classer comme telles, les reconnaissant pour leur importance
écologique, socioéconomique ou scientifique et leur vulnérabilité aux activités de
transport maritime international 117 ;
265. Prend note également du Défi de la Micronésie, du Projet relatif au
paysage marin du Pacifique tropical oriental, du Défi des Caraïbes et de l’I nitiative
du Triangle du Corail, qui visent en particulier à créer des aires marines protégées
nationales et à les relier entre elles afin de faciliter l’approche écosystémique, et
réaffirme à cet égard qu’il faut approfondir la coopération, la coordinatio n et la
collaboration internationales à l’appui de ces initiatives ;
266. Réaffirme son soutien à l’Initiative internationale pour les récifs
coralliens, prend note de la tenue de sa prochaine réunion générale à Nairobi du 7 au
9 décembre 2017, et appuie le programme de travail élaboré par le secrétariat de la
Convention sur la diversité biologique dans le domaine de la biodiversité des
milieux marins et côtiers comptant des récifs coralliens dans le cadre du Mandat de
Jakarta sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine
et côtière ;
267. Rappelle que, dans le document « L’avenir que nous voulons », les États,
conscients des importants avantages qu’offrent les récifs coralliens sur les plans
économique, social et environnemental, en particulier pour les îles et les États
côtiers, ainsi que de la grande vulnérabilité des récifs coralliens et des mangroves
face aux conséquences des changements climatiques, de l’acidification des océans,
de la surpêche, des pratiques de pêche destructrices et de la pollution, se sont dits
favorables à une coopération internationale visant à préserver les écosystèmes des
récifs coralliens et de la mangrove, à exploiter les avantages qu’ils offrent sur les
plans social, économique et environnemental et à faciliter la collaboration technique
et l’échange volontaire d’informations ;
268. Encourage les États et les institutions internationales compétentes à
mieux lutter contre le blanchissement des coraux, notamment en améliorant la veille
afin de prévoir et détecter les cas de blanchissement, en appuyant et en renforçant
les interventions en cas de blanchissement et en élaborant de meilleures stratégies
de gestion des récifs afin de renforcer leur résistance naturelle et de faire en sorte
qu’ils supportent mieux d’autres pressions, dont l’acidification des océans, et, à cet
égard, encourage les États à mettre en œuvre les mesures prioritaires visant à
réaliser l’objectif d’Aichi relatif à la diversité biologique n o 10, adopté à la
douzième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité
biologique et portant sur les récifs coralliens et les écosystèmes qui leur sont
associés 87 ;
269. Encourage les États à coopérer, directement ou par l’intermédiaire des
organismes internationaux compétents, en échangeant des informations en cas
d’accident mettant en cause des navires et des récifs coralliens et en mettant au
point des techniques de quantification du coût économique de la remise en état et du
non-usage des systèmes de récifs coralliens ;
270. Souligne qu’il est nécessaire d’inclure la gestion durable des récifs
coralliens et l’aménagement intégré des bassins versants dans les stratégies
nationales de développement, ainsi que dans les activités des organismes et
programmes compétents des Nations Unies, des institutions financières
internationales et de la communauté des donateurs ;
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Organisation maritime internationale, Directives révisées pour l’identification et la désignation
des zones maritimes particulièrement vulnérables, résolution A.982(24).
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