A/RES/58/143
société civile dans la formulation de politiques et de stratégies concrètes pour lutter
contre la violence à l’égard des travailleuses migrantes,
Encourageant la société civile à continuer de participer à l’élaboration et à
l’application de mesures appropriées visant à favoriser la mise en place de
partenariats
novateurs
entre
organismes
publics,
organisations
non
gouvernementales et autres éléments de la société civile pour combattre la violence
à l’égard des travailleuses migrantes,
Notant qu’un grand nombre de femmes originaires de pays en développement
et de certains pays en transition, poussées par la pauvreté, le chômage et autres
problèmes socioéconomiques, continuent d’aller tenter leur chance dans des pays
mieux nantis pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, et consciente
du devoir qu’ont les pays d’origine de s’efforcer d’instaurer les conditions voulues
pour fournir des emplois à leurs ressortissants et leur assurer la sécurité
économique,
Profondément inquiète d’apprendre que les travailleuses migrantes continuent
à faire l’objet de sévices et d’actes de violence graves,
Ayant conscience que bien souvent les travailleuses migrantes réussissent à se
déplacer en se procurant de faux papiers et autres documents en fraude et en
contractant des mariages fictifs qui les aident à émigrer, que le recours à ces moyens
peut être facilité, notamment, par l’Internet, et que ces travailleuses sont plus
exposées aux abus et à l’exploitation,
Reconnaissant les avantages économiques que les pays d’origine comme les
pays de destination retirent de l’emploi de travailleuses migrantes,
Considérant l’importance de la concertation et de la collaboration bilatérales,
régionales, interrégionales et internationales dans les méthodes et stratégies de
protection et de promotion des droits et du bien-être des travailleuses migrantes,
Considérant également qu’il importe d’étudier le lien existant entre les
migrations et la traite,
Encouragée par les mesures que certains pays de destination ont prises pour
améliorer le sort des travailleuses migrantes résidant sur le territoire soumis à leur
juridiction,
Soulignant l’importance du rôle que les organes compétents des Nations Unies
créés en vertu d’instruments internationaux jouent dans le contrôle de la mise en
œuvre des conventions relatives aux droits de l’homme et l’application des
procédures spéciales ainsi que de la contribution qu’ils apportent, dans le cadre de
leurs mandats respectifs, à la lutte contre la violence à l’égard des travailleuses
migrantes ainsi qu’à la protection et à la promotion de leurs droits et de leur
bien-être,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général 6 ;
2.
Prend note des rapports sur la violence à l’égard des travailleuses
migrantes de la Rapporteure spéciale de la Commission des droits de l’homme sur
les droits de l’homme des migrants 7 et de la Rapporteure spéciale de la Commission
des droits de l’homme sur la violence à l’égard des femmes, ses causes et ses
_______________
6
7
2
A/58/161.
E/CN.4/2003/85 et Add.1 et Add.1/Corr.1, Add.2, Add.3 et Add.3/Corr.1 et Add.4.
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