A/HRC/RES/55/3
Nations Unies
Assemblée générale
Distr. générale
4 avril 2024
Français
Original : anglais
Conseil des droits de l’homme
Cinquante-cinquième session
26 février-5 avril 2024
Point 3 de l’ordre du jour
Promotion et protection de tous les droits de l’homme,
civils, politiques, économiques, sociaux et culturels,
y compris le droit au développement
Résolution adoptée par le Conseil des droits de l’homme
le 3 avril 2024
55/3.
Mandat de Rapporteur spécial sur le droit à la vie privée
Le Conseil des droits de l’homme,
Guidé par les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies,
Réaffirmant les droits de l’homme et les libertés fondamentales consacrés par la
Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils
et politiques, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la
Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la
Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention relative aux droits des personnes
handicapées,
Rappelant toutes les résolutions adoptées par l’Assemblée générale, et ses propres
résolutions, sur le droit à la vie privée à l’ère du numérique et les autres résolutions
pertinentes, notamment celles sur la promotion, la protection et l’exercice des droits de
l’homme sur Internet et sur les nouvelles technologies numériques et les droits de l’homme,
Rappelant que les entreprises sont tenues de respecter les droits de l’homme, comme
le prévoient les principes intitulés « Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits
de l’homme : mise en œuvre du cadre de référence “protéger, respecter et réparer” des
Nations Unies », et que c’est à l’État qu’il incombe au premier chef de promouvoir et de
protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales,
Saluant les travaux du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme
sur le droit à la vie privée à l’ère numérique, ainsi que les travaux de la Rapporteuse spéciale
sur le droit à la vie privée,
Constatant que les technologies nouvelles et émergentes, telles que celles qui sont
développées dans les domaines de la surveillance, de l’intelligence artificielle, de la prise de
décisions automatisée, de l’apprentissage automatique, du profilage, du suivi et de la
biométrie, notamment la reconnaissance faciale, sans garanties appropriées, ont des
incidences croissantes sur l’exercice du droit à la vie privée et des autres droits de l’homme,
Rappelant ses résolutions 5/1, sur la mise en place de ses institutions, et 5/2, sur le
Code de conduite pour les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales, en date du
18 juin 2007, et soulignant que tous les titulaires de mandat doivent s’acquitter de leurs
obligations conformément à ces résolutions et à leurs annexes,
GE.24-06163 (F)
080424
090424