A/RES/57/266
total de la dette des pays en développement est passé de 1 458 milliards de dollars des
États-Unis en 1990 à 2 442 milliards de dollars en 2001, est consciente qu’il incombe
également aux créanciers et aux débiteurs de prévenir et de résoudre les situations
d’endettement insoutenable et que l’allégement de la dette peut jouer un rôle capital en
libérant des ressources qui pourront être affectées à des activités cadrant avec la réalisation
d’une croissance et d’un développement durables, notamment la réduction de la pauvreté et
la réalisation des objectifs de développement énoncés dans la Déclaration du Millénaire et,
à ce sujet, demande instamment aux pays de consacrer les ressources dégagées par
l’allégement de la dette, en particulier l’annulation ou la réduction de la dette, à la
réalisation de ces objectifs ;
14. Demande que l’Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés
soit mise en œuvre pleinement, rapidement et efficacement et qu’elle soit entièrement
financée par des ressources supplémentaires, encourage tous les créanciers qui ne l’ont pas
encore fait à s’y associer, souligne à cet égard que la communauté des donateurs se doit de
fournir les ressources supplémentaires nécessaires pour faire face aux besoins futurs de
l’Initiative, et se félicite donc qu’il ait été décidé que la question du financement destiné
aux pays pauvres très endettés serait examinée de façon analytique, indépendamment des
besoins de la reconstitution des ressources de l’Association internationale de
développement, mais immédiatement après les réunions en vue de la quatorzième
reconstitution, et demande à tous les donateurs de participer pleinement à ce processus ;
15. Engage les pays développés à promouvoir, grâce à une coopération accrue et
effective avec les pays en développement, le renforcement des capacités et l’accès aux
technologies ainsi que le transfert des technologies et des connaissances correspondantes,
en particulier aux pays en développement, à des conditions favorables, y compris des
conditions de faveur et préférentielles mutuellement convenues, en tenant compte de la
nécessité de protéger les droits de propriété intellectuelle ainsi que des besoins particuliers
des pays en développement, en définissant et en prenant des dispositions pratiques pour
s’assurer que des progrès sont accomplis à cet égard et pour aider les pays en
développement à lutter contre la pauvreté à une époque désormais dominée par la
technique ;
16. Considère que tous les gouvernements ont l’obligation d’adopter des politiques
visant à prévenir et à combattre la corruption aux niveaux national et international ;
17. Constate l’importance que revêt la diffusion des meilleures pratiques en
matière de lutte contre la pauvreté et ses divers aspects, en tenant compte de la nécessité
d’adapter ces pratiques à la situation socioéconomique, à la culture et à l’histoire de chaque
pays ;
18. Note avec préoccupation que, malgré le recul enregistré dans quelques pays en
développement au cours des années 90, le nombre de personnes sous-alimentées est resté
stationnaire ou a augmenté dans près de deux tiers de ces pays, en particulier en Afrique
subsaharienne, de sorte qu’à ce rythme, l’objectif consistant à réduire de moitié d’ici à
2015 le nombre de personnes sous-alimentées sera probablement atteint dans quelques
régions, mais non dans d’autres, comme par exemple l’Afrique subsaharienne, à moins
d’efforts sensiblement accrus, à tous les niveaux, pour parvenir à la sécurité alimentaire ;
19. Souligne le lien qui existe entre l’élimination de la pauvreté et l’accès amélioré
à l’eau potable, et rappelle à cet égard l’objectif visant à réduire de moitié d’ici à 2015 la
proportion d’êtres humains qui n’ont pas accès à l’eau potable ou n’ont pas les moyens de
s’en procurer, ainsi que de ceux qui n’ont pas accès à des moyens d’assainissement
décents, réaffirmé dans le Plan d’application de Johannesburg9 ;
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