Examen de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies
A/RES/72/284
Rappelant que les États Membres ont l’obligation de prévenir et de réprimer le
financement des actes terroristes ainsi que d’ériger en infraction le fait, pour leurs
nationaux ou sur leur territoire, de procurer ou de réunir délibérément, directement
ou indirectement, et par quelque moyen que ce soit, des fonds devant servir à perpétrer
des actes de terrorisme ou dont on sait qu’ils seront utilisés à cette fin,
Sachant qu’il importe de prévenir, de combattre et d’éliminer l’utilisation illicite
des armes légères et de petit calibre par les terroristes,
Constatant avec préoccupation que des attaques terroristes visant des
infrastructures critiques pourraient considérablement perturber le fonctionnement du
secteur public comme du secteur privé et avoir des répercussions au -delà du secteur
des infrastructures, et soulignant par conséquent qu’il importe de plus en plus
d’assurer la protection des infrastructures critiques contre les attentats terroristes et
de promouvoir une préparation globale à de tels attentats, y compris au moyen de
partenariats public-privé s’il y a lieu,
Consciente du rôle que jouent les partenariats entre l’Organisation et les
organisations régionales et sous-régionales dans la lutte contre le terrorisme, et
engageant l’Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme (les entités signataires du
Pacte mondial de coordination contre le terrorisme), conformément à son mandat, à
coopérer étroitement et à coordonner son action avec les organisations régionales et
sous-régionales aux fins de la lutte contre le terrorisme,
Alarmée par les manifestations d’intolérance et les actes d’extrémisme violent
conduisant au terrorisme, les actes de violence, y compris de violence
confessionnelle, et les actes de terrorisme qui se produisent dans différentes régions
du monde, et qui font des victimes innocentes, causent des destructions et entraînent
des déplacements de population, et rejetant le recours à la violence, quelle qu ’en soit
la raison,
Se déclarant gravement préoccupée par la menace terrible et grandissante que
continuent de représenter les combattants terroristes étrangers, à savoir des individ us
qui se rendent dans un État autre que leur État de résidence ou de nationalité dans le
dessein de commettre, d’organiser ou de préparer des actes de terrorisme, ou d ’y
participer, ou de dispenser ou recevoir un entraînement au terrorisme, notamment à
l’occasion d’un conflit armé, ainsi que des individus, provenant en particulier de
zones de conflit, qui rentrent dans leur pays d’origine ou de nationalité ou s’installent
dans des pays tiers, soulignant qu’il faut que les États s’attaquent à ce problème,
notamment en s’acquittant de leurs obligations internationales, et insistant sur
l’importance des activités de renforcement des capacités et de facilitation du
renforcement des capacités menées par l’Organisation des Nations Unies
conformément aux mandats existants pour venir en aide aux États qui le demandent,
notamment dans les régions les plus touchées,
Soulignant que, pour écarter la menace que représentent les combattants
terroristes étrangers, il importe de renforcer la coopération internationale, not amment
d’échanger des informations, d’assurer la sécurité des frontières, de mener des
enquêtes, d’engager des procédures judiciaires, d’avoir recours à l’extradition,
d’améliorer la prévention et d’éliminer les conditions propices à la propagation du
terrorisme, de prévenir et de réprimer les incitations à commettre des actes terroristes,
de prévenir la radicalisation conduisant au terrorisme et le recrutement de combattants
terroristes étrangers, de faire cesser et de bloquer l’aide financière qui leur est
destinée, d’élaborer et d’appliquer des méthodes d’évaluation des risques que
constituent leur retour et leur réinstallation, ainsi que ceux de leur famille, et de
définir et de mettre en œuvre des stratégies de poursuite, de réadaptation et de
réinsertion, dans le respect du droit international applicable,
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