A/RES/69/148
Intensifier l’action engagée pour en finir avec la fistule obstétricale
1.
Constate que les problèmes étroitement liés que sont la pauvreté,
l’absence de services de santé ou la difficulté d’y accéder ainsi que les grossesses
précoces, les mariages d’enfants et les mariages précoces et forcés constituent les
causes profondes de la fistule obstétricale, que la pauvreté et l’inégalité demeurent
les principaux facteurs de risque sociaux et qu’il faut impérativement éliminer la
pauvreté si l’on veut répondre aux besoins des femmes et des filles et faire en sorte
qu’elles puissent exercer leurs droits, et invite les États à s’employer, en
collaboration avec la communauté internationale, à prendre des mesures pour
remédier plus rapidement à cette situation ;
2.
Souligne qu’il est nécessaire de s’attaquer aux phénomènes sociaux qui
favorisent la prévalence de la fistule obstétricale, comme la pauvreté, le manque ou
le niveau insuffisant d’éducation des femmes et des filles, le fait que celles-ci ne
bénéficient pas de services de santé, notamment de services de santé sexuelle et
procréative, les grossesses précoces, les mariages d’enfants et les mariages précoces
et forcés et la condition inférieure des femmes et des filles ;
3.
Demande aux États de faire le nécessaire pour garantir aux femmes et
aux filles l’exercice de leur droit de jouir du meilleur état de santé possible, y
compris en matière de santé sexuelle et procréative, ainsi que de leurs droits en
matière de procréation, conformément au Programme d’action de la Conférence
internationale sur la population et le développement 3 , au Programme d’action de
Beijing 14 et aux textes issus de leurs conférences d’examen, de se doter de systèmes
de santé et de services sociaux viables, d’y donner accès sans discrimination, de
prêter une attention particulière à la qualité de l’alimentation et de la nutrition, à
l’eau et à l’assainissement et à l’information en matière de planification familiale,
de permettre aux femmes de devenir plus autonomes, de développer leurs
connaissances et d’être mieux informées, et d’assurer un accès équitable à des soins
prénatals et périnatals de bonne qualité pour prévenir la fistule obstétricale et lutter
contre les inégalités en matière de santé, ainsi qu’à des soins postnatals pour
dépister et traiter rapidement les cas de fistule ;
4.
Demande également aux États de garantir le droit des femmes et des
filles à une éducation de bonne qualité dans des conditions d’égalité avec les
hommes et les garçons, de veiller à ce que les femmes et les filles achèvent le cycle
complet d’enseignement primaire et de redoubler d’efforts pour améliorer et
développer leur éducation à tous les niveaux, y compris aux niveaux secondaire et
supérieur, notamment en leur proposant des cours d’éducation sexuelle adaptés à
leur âge, ainsi que dans le cadre de la formation professionnelle et technique, en
vue, entre autres, de parvenir à l’égalité des sexes, à l’autonomisation des femmes et
des filles et à l’élimination de la pauvreté ;
5.
Engage instamment les États à adopter des lois garantissant que le
mariage n’est contracté qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux, y
compris dans les zones rurales et reculées, ainsi que, s’il y a lieu, des lois fixant ou
relevant l’âge minimum du consentement au mariage et l’âge minimum du mariage,
et à les faire respecter strictement ;
6.
Demande à la communauté internationale de s’employer à renforcer
l’appui technique et financier qu’elle fournit, notamment aux pays les plus touchés,
pour accélérer la réalisation de l’objectif 5 du Millénaire pour le développement
_______________
14
Rapport de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, Beijing, 4-15 septembre 1995
(publication des Nations Unies, numéro de vente : F.96.IV.13), chap. I, résolution 1, annexe II.
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