Aide aux réfugiés, aux rapatriés et aux déplacés d’Afrique A/RES/73/150 sont exposés à la discrimination, à l’exploitation et aux atteintes sexuelles, aux sévices, à la violence et à l’exploitation, que les enfants peuvent être recrutés et utilisés par les parties aux conflits armés en violation du droit international applicable, et sachant à cet égard combien il importe de prévenir les violences sexuelles et fondées sur le genre, ainsi que les violations et sévices commis contre les enfants réfugiés, rapatriés et déplacés, de s’y opposer et de les combattre, Profondément préoccupée par le nombre toujours croissant de réfugiés et de déplacés dans diverses régions du continent, Saluant l’action menée par les États Membres, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés et les autres parties intéressées pour améliorer la situation des réfugiés et des communautés d’accueil, Se déclarant gravement préoccupée par le fait que les budgets du HautCommissariat des Nations Unies pour les réfugiés et du Programme alimentaire mondial, qui sont parmi les moins financés, ne suffisent pas à couvrir l ’action menée pour régler les diverses crises liées aux réfugiés dans différentes ré gions d’Afrique, ce qui explique en grande partie la détérioration des conditions de vie observée dans de nombreux camps de réfugiés du continent, Soulignant qu’il convient d’adopter une approche globale tenant compte des causes profondes des déplacements massifs de population pour parvenir à une solution, Considérant que les réfugiés et les déplacés, en particulier les femmes et les enfants, risquent davantage d’être exposés au VIH/sida, au paludisme et à d’autres maladies, Rappelant le débat de haut niveau sur le thème « Renforcer la coopération internationale, la solidarité, les capacités locales et l’action humanitaire pour les réfugiés en Afrique » organisé à la soixante-cinquième session du Comité exécutif du Programme du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, tenue à Genève du 29 septembre au 3 octobre 2014, et la déclaration adoptée le 30 septembre 2014 par les États membres du Comité exécutif 5 , et constatant avec une vive inquiétude que cette manifestation spéciale n’a pas permis de mobiliser un appui suffisant en faveur des réfugiés et des pays et communautés d ’accueil, Se félicitant du sommet extraordinaire sur la protection des réfugiés somaliens et la recherche de solutions durables à leur situation et sur la réintégration des rapatriés en Somalie, tenu à Nairobi le 25 mars 2017, lors duquel a été adoptée la Déclaration de Nairobi en faveur de solutions durables pour les réfugiés somaliens et la réintégration des rapatriés en Somalie, de la nomination d ’un Envoyé spécial du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés sur le sort des réfugiés somaliens, de la Conférence de Londres tenue le 11 mai 2017, ainsi que du Sommet d’Ouganda sur la solidarité envers les réfugiés, tenu les 22 et 23 juin 2017, et encourageant les participants à honorer les engagements qu’ils y ont pris, Rappelant le Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs, adopté en 2006 par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, ainsi que les instruments y afférents, en particulier les deux protocoles concernant la protection des déplacés, à savoir le Protocole sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées et le Protocole sur les droits à la propriété des rapatriés, Notant avec gratitude la générosité, l’hospitalité et l’esprit de solidarité dont font preuve les États d’Afrique, en particulier les communautés d’accueil, qui __________________ 5 2/9 Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante-neuvième session, Supplément n o 12A (A/69/12/Add.1), annexe I. 18-22203

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