A/HRC/RES/32/12
Conscient également que le droit des droits de l’homme et le droit international
humanitaire sont complémentaires et se renforcent mutuellement,
Rappelant les principes et les dispositions relatifs au droit international des droits de
l’homme et au droit international humanitaire ainsi qu’à la promotion de l’action
responsable des États, tels qu’énoncés dans le Traité sur le commerce des armes adopté par
l’Assemblée générale le 2 avril 20131, qui est entré en vigueur le 24 décembre 2014, ainsi
que dans d’autres instruments pertinents,
Réaffirmant que tout devrait être fait pour veiller à ce qu’il soit mis fin à toutes les
violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire
et atteintes à ces droits, et pour garantir le plein respect de leurs dispositions dans les
conflits armés et en temps de paix,
Gardant présente à l’esprit l’adoption par l’Assemblée générale du Programme de
développement durable à l’horizon 2030 2 , notamment l’objectif 16.4 des objectifs de
développement durable, consistant à réduire nettement le trafic illicite d’armes,
1.
Se dit profondément préoccupé par le fait que les transferts d’armes, en
particulier lorsqu’il s’agit de transferts illicites ou non réglementés, risquent de
compromettre gravement les droits de l’homme des civils, en particulier des femmes, des
enfants, des personnes âgées, des personnes handicapées et d’autres groupes vulnérables ;
2.
Note avec une très grande inquiétude que ces transferts d’armes peuvent
avoir de grandes incidences sur les droits des femmes et des filles, qui peuvent être
touchées de façon disproportionnée par la large disponibilité des armes, sachant que cela
peut accroître le risque de violence sexuelle et sexiste et de violence à l’égard des enfants ;
3.
Prie instamment tous les États de s’abstenir de transférer des armes lorsqu’ils
estiment, compte tenu de leurs procédures nationales applicables et des normes et
obligations internationales, qu’il y a suffisamment de probabilités que ces armes soient
utilisées pour commettre ou faciliter de graves violations du droit international des droits de
l’homme ou du droit international humanitaire, ou de graves atteintes à ces droits ;
4.
Prie le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme
d’établir un rapport, en concertation avec les États, les organismes des Nations Unies et les
autres parties prenantes, sur l’incidence des transferts d’armes sur l’exercice des droits de
l’homme, et de le présenter au Conseil des droits de l’homme à sa trente-cinquième session,
afin de fournir aux États et aux autres parties prenantes concernées les éléments leur
permettant d’évaluer les liens entre transferts d’armes et droit des droits de l’homme
susceptibles de les orienter dans le renforcement de leur action tendant à protéger
efficacement les droits de l’homme ;
5.
Invite tous les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales, toutes les
commissions d’enquête et tous les organes créés en vertu d’instruments relatifs aux droits
de l’homme concernés à garder à l’esprit la présente résolution, dans le cadre de leurs
mandats respectifs ;
6.
Décide de rester saisi de la question.
43e séance
1 juillet 2016
er
1
2
2
Résolution 67/234 B de l’Assemblée générale.
Résolution 70/1 de l’Assemblée générale.
GE.16-12182
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