A/RES/60/186
politiques, en tenant compte, s’il y a lieu, des effets des cycles économiques, et en
prenant dûment en considération les principes de bonne gestion budgétaire et les
circonstances particulières de chaque cas pour prévenir de telles crises et y faire
face rapidement et de manière appropriée ;
12. Souligne que l’existence de marchés financiers publics et privés,
dynamiques et ouverts, est primordiale pour mobiliser et canaliser l’épargne vers
l’investissement productif et contribuer ainsi solidement aux efforts nationaux de
développement et à la mise en place d’une architecture financière internationale
favorable au développement ;
13. Invite les institutions financières et bancaires internationales à envisager
d’accroître la transparence des mécanismes de notation du risque, note que les
cotations du risque souverain établies par des organismes privés devraient reposer le
plus souvent possible sur des paramètres rigoureux, objectifs et transparents, ce que
peuvent faciliter des données et des analyses de qualité, et encourage les institutions
de développement concernées, dont la Conférence des Nations Unies sur le
commerce et le développement, à poursuivre leurs travaux sur cette question, y
compris en ce qui concerne d’éventuelles répercussions sur les perspectives de
développement des pays en développement ;
14. Souligne l’importance d’institutions nationales solides pour promouvoir
l’activité des entreprises et la stabilité financière au service de la croissance et du
développement, notamment par des politiques macroéconomiques judicieuses et des
politiques propres à renforcer les systèmes qui réglementent le secteur des
entreprises et les secteurs financier et bancaire, et souligne également que les
initiatives de coopération internationale prises dans ces domaines devraient
encourager les flux de capitaux à destination des pays en développement ;
15. Souligne également que la question de donner davantage voix au chapitre
aux pays en développement ou en transition dans les institutions de Bretton Woods
revêt une importance primordiale, insiste sur la nécessité de redoubler d’efforts à cet
égard en tenant compte des progrès enregistrés dans le cadre de l’examen des
quotes-parts au Fonds monétaire international, et invite la Banque mondiale et le
Fonds monétaire international à continuer de communiquer l’information sur cette
question par le biais des instances de coopération existantes, y compris celles dont
font partie les États Membres ;
16. Souligne en outre qu’il est indispensable d’assurer la participation
effective et équitable des pays en développement à la formulation de normes et
codes financiers, souligne la nécessité d’assurer l’application de ces normes et
codes, de façon volontaire et progressive, afin de réduire la vulnérabilité aux crises
financières et les risques d’extension de ces crises, et note que plus de cent pays ont
participé ou accepté de participer au programme d’évaluation du secteur financier
réalisé conjointement par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale 6 ;
17. Prend note de la proposition tendant à ce que les droits de tirage spéciaux
soient utilisés pour le développement, en gardant à l’esprit le fait que toute
évaluation de l’affectation des droits de tirage spéciaux doit être conforme aux
Statuts et aux règles et procédures du Fonds monétaire international, qui exige la
prise en compte du besoin global de liquidités au niveau international ;
_______________
6
4
Voir A/59/218 et Corr.1, par. 15.
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