A/RES/54/147
Page 3
2. Note avec préoccupation que, par suite de la détérioration de la situation sociale et économique,
aggravée par l’instabilité politique, les conflits internes, les violations des droits de l’homme et les
catastrophes naturelles, il y a eu un accroissement du nombre de réfugiés et de personnes déplacées dans
certains pays d’Afrique, et demeure particulièrement préoccupée par les incidences que la présence d’une
vaste population de réfugiés a sur la sécurité, la situation socioéconomique et l’environnement des pays
d’asile;
3. Note la commémoration en 1999 du trentième anniversaire de l’adoption de la Convention de
l’Organisation de l’unité africaine régissant les aspects propres aux problèmes de réfugiés en Afrique,
adoptée en 19691, exhorte les États africains qui n’ont pas encore adhéré à la Convention à le faire, et invite
les États parties à la Convention à réaffirmer leur attachement aux idéaux qui l’inspirent et à en respecter et
appliquer les dispositions;
4. Note également la commémoration en 1999 du cinquantième anniversaire de la signature des
Conventions de Genève du 12 août 19498 et, rappelant que les conflits armés sont l’une des principales
causes des déplacements forcés en Afrique, exhorte les États et les autres parties à un conflit armé à observer
scrupuleusement, dans l’esprit et la lettre, le droit international humanitaire;
5. Note qu’il importe que les États s’attaquent aux causes profondes des déplacements forcés en
Afrique, et invite les États africains, la communauté internationale et les organismes compétents des Nations
Unies à prendre des mesures concrètes pour répondre aux besoins des réfugiés, des rapatriés et des personnes
déplacées en matière de protection et d’assistance et à contribuer généreusement aux projets et programmes
nationaux visant à soulager leur détresse;
6. Note également le lien qui existe notamment entre, d’une part, les violations des droits de l’homme,
la pauvreté, les catastrophes naturelles et la dégradation de l’environnement et, d’autre part, les déplacements
de populations, et invite les États à redoubler d’efforts, en collaboration avec l’Organisation de l’unité
africaine, en vue de défendre et protéger les droits de l’homme pour tous et de s’attaquer à ces problèmes;
7. Engage le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés à continuer de coopérer avec
le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et la Commission africaine des droits de
l’homme et des peuples, dans le cadre de leurs mandats respectifs, aux fins de la défense et de la protection
des droits de l’homme et des libertés fondamentales des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées
en Afrique;
8. Note avec satisfaction les résultats positifs de tous les efforts de médiation et de règlement des
conflits entrepris par les États africains, l’Organisation de l’unité africaine et les organisations sousrégionales, ainsi que la mise en place de mécanismes régionaux de prévention et de règlement des conflits,
et exhorte toutes les parties concernées à se pencher sur les conséquences humanitaires des conflits;
9. Exprime sa gratitude et son ferme appui aux gouvernements africains et aux populations locales
qui, en dépit de la détérioration générale des conditions socioéconomiques et environnementales et bien que
leurs ressources nationales ne soient déjà que trop sollicitées, continuent, par fidélité aux principes du droit
8
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 75, nos 970 à 973.
/...