Les technologies agricoles au service du développement durable
A/RES/72/215
agricoles à renforcer leur résilience, et contribuer à l’optimisation des rendements et
à la promotion des moyens de subsistance ruraux,
1.
Prend acte avec satisfaction du rapport du Secrétaire général 17 ;
2.
Exhorte les États Membres, les organismes compétents des Nations
Unies et les autres parties intéressées à redoubler d’efforts pour améliorer la
conception de technologies agricoles durables, ainsi que leur transfert et leur
diffusion, selon des modalités arrêtées d’un commun accord, dans les pays en
développement, en particulier les pays les moins avancés, notamment aux niveaux
bilatéral et régional, et préconise qu’une action soit menée aux échelons
international, régional et national pour renforcer les capacités et encourager
l’utilisation du savoir-faire local dans les pays en développement, en particulier
chez les petits exploitants et les exploitants d’entreprises agricoles familiales en
milieu rural, notamment les femmes et les jeunes, en vue d’améliorer le rendement
et la valeur nutritionnelle des cultures vivrières et des produits d’origine animale, de
favoriser le recours à des pratiques durables avant et après les récoltes et de
promouvoir les programmes et politiques de sécurité alimentaire et de nutrition qui
tiennent compte des besoins particuliers des femmes, des enfants et des jeunes, en
accordant une attention particulière à la question de l’interdiction et de l’élimination
des pires formes de travail des enfants ;
3.
Estime que l’élevage est un élément moteur du développement des
secteurs agricole et alimentaire, de la sécurité alimentaire et de la nutrition, et un
facteur de changement économique, social et environnemental profond des systèmes
alimentaires mondiaux, et constitue un point d’appui extrêmement solide pour
entamer une réflexion globale sur le développement d’une agriculture durable ;
4.
Est conscient du rôle important que jouent l’agriculture familiale et les
petites exploitations agricoles pour ce qui est d’assurer la sécurité alimentaire et
d’améliorer la nutrition, et de la part que prennent les exploitations agricoles
familiales dans la sécurité alimentaire mondiale, l’élimination de la pauvreté et la
viabilité de l’environnement comme dans la création d’emplois ;
5.
Demande aux États Membres, aux organismes compétents des Nations
Unies et aux autres parties intéressées de prendre en considération la problématique
hommes-femmes dans les politiques et projets agricoles et de s’efforcer de remédier
aux inégalités entre les sexes, notamment en encourageant les investissements et
l’innovation favorisant la parité des sexes dans les circuits locaux de production et
de distribution agricole par l’intermédiaire de p olitiques multisectorielles intégrées,
afin d’améliorer les capacités productives et les revenus des femmes, de renforcer
leur résilience et de leur assurer un accès équitable aux technologies permettant
d’alléger le travail, à l’information et au savoir-faire concernant les technologies
agricoles, au matériel, aux instances de décision et aux ressources agricoles
connexes pour faire en sorte que les programmes et politiques en matière
d’agriculture, de sécurité alimentaire et de nutrition tiennent compte d es besoins
particuliers des femmes et des obstacles qui empêchent celles -ci d’accéder aux
intrants et aux ressources agricoles ;
6.
Engage les gouvernements à élaborer et à mettre en œuvre des projets et
programmes de développement agricole axés sur les jeunes, comprenant notamment
des activités de formation et d’éducation, des services d’accès aux services
financiers (y compris de microcrédit) et des mesures de renforcement des capacités,
en particulier en matière d’innovation, en partenariat avec le sec teur privé, afin de
les inciter à s’intéresser à l’agriculture et à s’engager dans ce secteur d’activité ;
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