A/RES/55/96
Rappelant en outre ses résolutions 53/243 A et B du 13 septembre 1999,
contenant, respectivement, la Déclaration et le Programme d’action en faveur d’une
culture de paix,
Reconnaissant et respectant la richesse et la diversité de la communauté des
démocraties du monde entier qui sont issues de toutes les croyances et traditions
sociales, culturelles et religieuses,
Estimant que, si toutes les démocraties ont des points communs, il n’existe pas
un modèle unique de démocratie à caractère universel,
Réaffirmant qu’elle est attachée au processus de démocratisation des États et
que la démocratie est fondée sur la volonté librement exprimée des êtres humains de
déterminer leur propre système politique, économique, social et culturel et sur leur
pleine participation à tous les aspects de leur existence,
Réaffirmant également qu’une bonne gestion des affaires publiques, au sens de
la Déclaration du Millénaire 5, est l’un des facteurs indispensables à l’édification de
sociétés pacifiques, prospères et démocratiques et au renforcement de celles qui
existent,
Consciente qu’il est de la plus haute importance que la société civile participe
activement aux processus de gestion des affaires publiques qui ont des incidences
sur la vie de chacun,
Rappelant les engagements pris par les États Membres, dans le cadre de
l’Organisation des Nations Unies et d’autres organisations internationales, de
promouvoir la démocratie et d’assurer la primauté du droit,
Se félicitant notamment de la décision AHG/Dec.141 (XXXV) adoptée en
1999 par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation de
l’unité africaine 6, de la résolution AG/RES.1080 (XXI-091) adoptée en 1991 par
l’Assemblée générale de l’Organisation des États américains, et du Document de
Moscou sur la dimension humaine adopté en 1991 par la Conférence sur la
dimension humaine de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, aux
termes desquels les États membres s’engagent à prendre certaines dispositions au
cas où il serait mis fin à l’existence de gouvernements démocratiques, ainsi que de
la Déclaration du Commonwealth adoptée à la réunion des chefs de gouvernement
des pays du Commonwealth, tenue à Harare en 1991 7, dans laquelle les pays
membres s’engagent à respecter les principes de base de la démocratie,
Accueillant avec satisfaction le fait qu’un nombre croissant de pays dans le
monde souhaitent consacrer leur énergie, leurs moyens et leur volonté politique à
l’instauration de sociétés démocratiques où l’être humain soit à même de forger son
destin,
Prenant note des initiatives prises par les pays qui ont participé à la première,
à la deuxième et à la troisième Conférence internationale des démocraties nouvelles
ou rétablies, tenues respectivement à Manille en juin 1988, à Managua en juillet
1994 et à Bucarest en septembre 1997,
5
Voir résolution 55/2.
Voir A/54/424, annexe II.
7
A/46/708, annexe.
6
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