A/RES/65/240
30. Prie la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme de
continuer à fournir aux États qui en font la demande les services consultatifs et
l’assistance technique nécessaires pour appliquer intégralement les recommandations du Rapporteur spécial ;
31. Prie le Secrétaire général de fournir au Rapporteur spécial toutes les
ressources humaines et financières dont il a besoin pour s’acquitter de son mandat
avec efficience, efficacité et rapidité et pour pouvoir lui présenter un rapport à sa
soixante-sixième session ;
32. Prie le Rapporteur spécial de continuer à accorder, dans le cadre de son
mandat, une attention particulière aux effets négatifs du racisme, de la
discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance qui y est associée sur la
pleine jouissance des droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux ;
33. Invite les États Membres à agir de façon plus déterminée contre le
racisme dans le sport en menant des activités d’éducation et de sensibilisation et en
condamnant fermement les auteurs d’incidents racistes, en coopération avec les
organisations sportives nationales et internationales ;
34. Recommande aux États de s’employer activement à éliminer le racisme,
la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée et à
promouvoir la diversité culturelle, ethnique et religieuse et, à cet égard, insiste sur le
rôle crucial de l’éducation – y compris de l’éducation, de la formation et de
l’apprentissage dans le domaine des droits de l’homme – et de diverses mesures de
sensibilisation qui contribuent à créer des sociétés tolérantes, dans lesquelles la
compréhension mutuelle peut être garantie ;
35. Recommande également que tous les États accordent l’attention voulue à
la manière dont il est débattu du concept d’identité nationale au sein de leurs
sociétés et de suivre cette question de près, afin d’empêcher que ce concept soit
utilisé aux fins de créer des différences artificielles entre certains groupes de la
population ;
36. Se déclare préoccupée par la nouvelle tendance profondément marquée
au sein d’un grand nombre de sociétés à considérer les migrations comme un
problème et une menace pour la cohésion sociale, et constate les nombreux défis
relatifs aux droits de l’homme que présente la lutte contre le racisme, la
discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée ;
37. Recommande que les États organisent des formations sur les droits de
l’homme, portant notamment sur les difficultés liées au racisme, à la discrimination
raciale, à la xénophobie et à l’intolérance qui y est associée que rencontrent les
migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile, à l’intention des responsables de
l’application des lois, en particulier les fonctionnaires de l’immigration et de la
police des frontières, afin qu’ils agissent conformément au droit international relatif
aux droits de l’homme ;
38. Recommande également que les États collectent des données désagrégées
afin d’élaborer une législation et des politiques appropriées contre la discrimination
raciale et d’en surveiller l’application, tout en respectant certains principes
fondamentaux, notamment l’auto-identification, le droit au respect de la vie privée
et le consentement des intéressés, dans la conception et l’exécution de cet exercice ;
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