A/RES/59/141
et que les États qui se trouvent à proximité des zones touchées par des situations
d’urgence humanitaire sont tenus de faciliter, dans la mesure du possible,
l’acheminement de l’aide humanitaire,
Préoccupée par la nécessité de mobiliser un appui suffisant, y compris des
ressources financières, pour l’aide humanitaire d’urgence à tous les échelons,
notamment national, régional et international,
Soulignant que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires du
Secrétariat devrait bénéficier d’un financement approprié et plus régulier, mais aussi
qu’il doit poursuivre ses efforts pour élargir sa base de donateurs,
Réaffirmant que les contributions faites au titre de l’aide humanitaire ne
devraient pas l’être au détriment des ressources affectées à la coopération
internationale pour le développement,
Consciente de l’importance que revêt l’aide humanitaire pour assurer une
transition efficace entre les conflits et la paix et de l’utilité qu’elle peut présenter
pour éviter la reprise des conflits armés, et que l’aide humanitaire doit être fournie
de manière à concourir au relèvement et au développement à long terme,
Notant avec une profonde inquiétude que les catastrophes naturelles se font de
plus en plus intenses et fréquentes, et réaffirmant qu’il importe de prendre des
mesures durables pour réduire la vulnérabilité des sociétés exposées aux risques de
catastrophes naturelles en suivant une démarche intégrée, multirisque et
participative pour traiter les questions de vulnérabilité, d’évaluation des risques et
de prévention, d’atténuation des effets, de préparation, d’intervention et de
relèvement qui sont liées aux catastrophes,
Accueille avec satisfaction les conclusions du débat que le Conseil
1.
économique et social a consacré pour la septième fois aux affaires humanitaires au
cours de sa session de fond de 2004 ;
2.
Engage le Coordonnateur des secours d’urgence à poursuivre ses efforts
pour renforcer la coordination de l’aide humanitaire, et prie les organismes
compétents des Nations Unies et les autres acteurs de l’aide humanitaire et du
développement de coopérer avec le Bureau de la coordination des affaires
humanitaires du Secrétariat pour améliorer la coordination, la gestion et l’efficacité
de l’aide humanitaire ;
3.
Est consciente qu’il importe d’assurer un financement régulier pour que
l’aide humanitaire nécessaire puisse être acheminée en temps voulu et de manière
coordonnée, souligne qu’il est indispensable d’accroître progressivement, dans le
cadre normal de l’établissement du budget, la part du Bureau de la coordination des
affaires humanitaires financée au titre du budget ordinaire de l’Organisation, et prie
le Secrétaire général d’accorder toute l’attention voulue à cette question ;
4.
Insiste sur l’importance que revêt le débat consacré aux politiques et
activités humanitaires à l’Assemblée générale et au Conseil économique et social, et
sur le fait que les États Membres doivent revitaliser ce débat ;
5.
Lance un appel aux gouvernements, aux organismes compétents des
Nations Unies, aux autres organisations internationales intéressées et aux
organisations non gouvernementales afin qu’ils s’associent à l’action menée par le
Secrétaire général et le Coordonnateur des secours d’urgence pour que l’application
et le suivi de ses résolutions et de celles que le Conseil économique et social a
adoptées lors du débat de sa session de fond consacré aux affaires humanitaires
soient assurés dans les délais prescrits ;
2
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