A/HRC/RES/58/20 munitions non explosées, de veiller à ce que les personnes amputées ne soient pas incriminées en raison de leurs blessures et de prendre d’urgence des mesures pour que les victimes et les survivants aient accès à une aide vitale, dans le cadre de mesures urgentes plus larges visant à protéger les droits des personnes handicapées dans les situations de conflit armé ; 14. Demande la libération immédiate et inconditionnelle du Président Win Myint, de la Conseillère d’État Aung San Suu Kyi et de toutes les personnes arbitrairement détenues, inculpées, arrêtées, reconnues coupables d’infractions ou condamnées pour des motifs spécieux, en particulier depuis le 1er février 2021, y compris les représentants de l’État et les personnalités politiques, les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes et les autres professionnels des médias, les représentants de la société civile, les juristes, les responsables religieux et dirigeants locaux, les professionnels de santé, les travailleurs humanitaire, les universitaires, les enseignants, les conseillers locaux et étrangers et les membres de syndicats d’étudiants et de travailleurs, et demande également que l’armée s’abstienne de toutes représailles contre les détenus libérés ; 15. Demande également la fin de l’utilisation des tribunaux militaires pour juger des civils, qui est injustifiée, et le respect du droit à un procès équitable, qui recouvre le droit d’être jugé en audience publique par un tribunal compétent, indépendant et impartial établi par la loi, le droit à la présomption d’innocence, l’interdiction de poursuivre ou punir une personne pour une infraction dont elle a déjà été reconnue coupable ou acquittée, le droit d’être traduit dans le plus court délai devant un juge aux fins de l’exercice des fonctions judiciaires, le droit d’être présent à son procès, le droit de faire examiner par une juridiction supérieure la déclaration de culpabilité et la condamnation, conformément à la loi, et le droit de disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense, et rappelle l’interdiction absolue de la torture et des autres peines traitements ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; 16. Demande en outre à l’armée du Myanmar de pleinement respecter et protéger les droits humains de toutes les personnes se trouvant au Myanmar, y compris les Rohingya et les autres personnes appartenant à des minorités ethniques et religieuses, de s’abstenir de tout recours excessif à la force, d’exercer la plus grande retenue et de rechercher un règlement pacifique de la crise, et lui rappelle qu’il lui incombe de respecter les principes démocratiques et que le droit international des droits de l’homme lui fait obligation de respecter l’état de droit et les droits de l’homme ; 17. Se déclare vivement préoccupé par les graves violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits qui continuent d’être commises au Myanmar par l’armée et les forces de sécurité, ainsi que par les violations du droit international humanitaire, en particulier contre les Rohingya et d’autres personnes appartenant à des minorités ethniques et religieuses, violations et atteintes parmi lesquelles l’arrestation arbitraire, la mort en détention, la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la mutilation et le meurtre d’enfants, l’enrôlement et l’utilisation d’enfants dans le conflit armé, y compris comme boucliers humains, ainsi qu’à des fins de travail des enfants et de travail forcé, l’utilisation d’écoles et d’universités à des fins militaires en violation du droit international, des attaques visant des écoles et des universités, des hôpitaux et des lieux de culte ainsi que les personnes qui sont protégées parce qu’elles se trouvent dans ce type d’établissement, le pilonnage aveugle de zones civiles, la destruction, y compris par le feu, d’habitations, la privation des droits économiques, sociaux et culturels, le déplacement forcé au Bangladesh de plus de 923 000 Rohingya et autres personnes appartenant à des minorités, la traite des personnes, le travail forcé et le viol, l’exploitation sexuelle et d’autres formes de violence sexuelle et fondée sur le genre ; 18. Se déclare vivement préoccupé également par les violations des droits de l’homme et les atteintes à ces droits commises contre les Rohingya, notamment dans les contextes de conflit, et par les informations selon lesquelles des Rohingya et d’autres personnes appartenant à des minorités ethniques et religieuses seraient enrôlés de force par l’armée du Myanmar et d’autres groupes armés ; 19. Demande à l’armée du Myanmar de cesser immédiatement toutes frappes aériennes, toute utilisation de mines terrestres antipersonnel et tout recours à l’incendie criminel et condamne dans les termes les plus énergiques les attaques et les meurtres qui ont GE.25-05467 9

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