A/RES/71/1
Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants
52. Nous envisagerons d’élaborer des principes directeurs et des directives non
contraignants, conformes au droit international, sur le traitement des migr ants en
situation de vulnérabilité, tout spécialement des enfants non accompagnés ou séparés
de leur famille qui ne remplissent pas les conditions requises pour bénéficier d ’une
protection internationale en tant que réfugiés et qui sont susceptibles d ’avoir besoin
d’assistance. Ces principes directeurs et ces directives seront élaborés dans le cadre
d’un processus mené sous l’autorité des États avec la participation de tous les
intervenants compétents et la contribution du Représentant spécial du Secrétaire
général pour les migrations internationales et le développement, de l ’Organisation
internationale pour les migrations, du Haut-Commissariat des Nations Unies aux
droits de l’homme, du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et des
autres entités compétentes des Nations Unies. Ils viendront compléter les efforts
déployés au plan national pour protéger les migrants et leur venir en aide.
53. Nous nous félicitons de la volonté exprimée par certains États d ’accorder une
protection temporaire contre le refoulement aux migrants qui ne remplissent pas les
conditions requises pour obtenir le statut de réfugiés et ne sont pas en mesure de
retourner dans leur pays en raison des conditions qui y règnent.
54. Nous nous appuierons sur les mécanismes de coopération et de partenariat
bilatéraux, régionaux et mondiaux existants, dans le respect du droit international,
pour faciliter les migrations conformément au Programme de développement durable
à l’horizon 2030. À cette fin, nous renforcerons la coopération entre p ays d’origine,
de transit et de destination, notamment au moyen de processus consultatifs régionaux,
les organisations internationales, le Mouvement international de la Croix -Rouge et du
Croissant-Rouge, les organisations économiques régionales et les autorités
gouvernementales locales, ainsi qu’avec les recruteurs et employeurs compétents du
secteur privé, les syndicats, la société civile et les groupes de migrants et des
diasporas. Nous prenons acte des besoins particuliers des autorités locales concernée s
au premier chef par l’arrivée de migrants.
55. Nous mesurons les progrès réalisés dans le cadre du système des Nations Unies
en ce qui concerne les questions liées aux migrations internationales et au
développement, et notamment des premier et deuxième Dialo gues de haut niveau sur
les migrations internationales et le développement. Nous appuierons le renforcement
du dialogue à l’échelle mondiale et régionale et l’intensification de la collaboration
en matière de migration, en particulier grâce aux échanges de bonnes pratiques et à
l’apprentissage mutuel et à la mise au point d’initiatives nationales ou régionales.
Nous notons à cet égard la contribution précieuse du Forum mondial sur la migration
et le développement et mesurons l’importance des dialogues multipartites sur la
migration et le développement.
56. Nous affirmons que les enfants ne doivent pas être incriminés ni faire l ’objet de
mesures punitives en raison de leur statut migratoire ou de celui de leurs parents.
57. Nous envisagerons d’ouvrir la voie à des migrations sûres, ordonnées et
régulières, notamment, selon les cas, grâce à la création d ’emplois, à la mobilité de la
main-d’œuvre à tous les niveaux de compétence, à la migration circulaire, au
regroupement familial et à des possibilités offertes dans le domaine éducatif. Nous
accorderons une attention particulière à l’application de normes du travail minimales
pour les travailleurs migrants quel que soit leur statut, ainsi qu ’au coût de leur
recrutement et aux autres dépenses liées aux migrations, aux e nvois de fonds, aux
transferts de compétences et de connaissances et à la création de possibilités d ’emploi
pour les jeunes.
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