Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants A/RES/71/1 des pays en développement. Pour répondre aux besoins des réfugiés et des États d’accueil, nous nous engageons à promouvoir un partage plus équitable de la charge et des responsabilités que représentent l’accueil des réfugiés du monde entier et l’aide dont ils ont besoin, compte étant tenu des contributions actuelles et de la différence qui existe entre les États en termes de capacités et de ressources. 69. Nous sommes d’avis que, pour chaque situation donnant lieu à des déplacements massifs de réfugiés, il revient au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, en étroite coordination avec les États concernés, y compris les pays hôtes, et avec la participation d’autres entités compétentes des Nations Unies, d’élaborer et d’amorcer une action globale à la question. Une telle action appel lerait une démarche multipartite mettant à contribution les autorités nationales et locales, les organisations internationales, les institutions financières internationales, les partenaires de la société civile (notamment les organisations confessionnelles, les organisations de la diaspora et les milieux universitaires), le secteur privé, les médias et les réfugiés eux mêmes. Un cadre global à cet effet est annexé à la présente Déclaration. 70. Nous veillerons à ce que les politiques ou accords d’admission des réfugiés soient conformes aux obligations que nous impose le droit international. Nous souhaitons voir les formalités administratives assouplies afin que les procédures d’admission puissent être accélérées dans la mesure du possible. Nous nous efforcerons, selon qu’il convient, d’aider les États à procéder à l’enregistrement rapide et efficace des réfugiés et à la délivrance des documents correspondants. Nous entendons également promouvoir la mise en place de procédures adaptées pour les enfants. Dans le même temps, nous reconnaissons que la possibilité pour les réfugiés de demander l’asile dans le pays de leur choix peut être réglementée, pourvu qu ’ils puissent solliciter et obtenir cette protection ailleurs. 71. Nous encourageons l’adoption de mesures propres à faciliter l’accès à l’enregistrement des faits d’état civil et la délivrance des documents dont ont besoin les réfugiés. Nous considérons qu’il importe que des procédures rapides et efficaces d’enregistrement et de délivrance de documents soient en place, tant comme moyen de protection que pour faciliter la fourniture de l’aide humanitaire. 72. Nous savons que l’apatridie peut être l’une des principales causes du déplacement forcé, qui peut à son tour conduire à l’apatridie. Nous prenons acte de la campagne lancée par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en vue de mettre fin à l’apatridie dans un délai de dix ans et nous encourageons les États à réfléchir aux mesures qu’ils pourraient prendre afin de réduire le nombre de cas d’apatridie. Nous engageons les pays qui n’ont pas encore adhéré à la Convention relative au statut des apatrides de 1954 15 et à la Convention sur la réduction des cas d’apatridie de 1961 16 à envisager de le faire. 73. Nous considérons que les camps de réfugiés devraient être l’exception et, autant que possible, une mesure temporaire prise en réponse à une situation d ’urgence. Nous observons que 60 pour cent des réfugiés dans le monde se trouvent dans des zones urbaines et que seule une minorité vit dans des camps. Nous veiller ons à ce que la fourniture d’aide aux réfugiés et aux communautés d’accueil soit adaptée aux circonstances. Il convient de souligner que c’est aux États d’accueil qu’il incombe au premier chef de préserver le caractère civil et humanitaire des camps et ins tallations _______________ 15 16 Ibid., vol. 360, no 5158. Ibid., vol. 989, no 14458. 15/27

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