A/RES/71/1
Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants
particuliers, nous satisferons ces besoins conformément aux oblig ations qui nous
incombent en vertu du droit international, en particulier ceux des femmes en situation
difficile ; des enfants (notamment les enfants non accompagnés ou séparés de leur
famille) ; des membres de minorités ethniques et religieuses ; des victimes de
violence ; des personnes âgées ; des personnes handicapées ; des personnes qui font
l’objet de discrimination pour quelque motif que ce soit ; des membres de peuples
autochtones ; des victimes de la traite des êtres humains ; des victimes de
l’exploitation et de la maltraitance dans le contexte du trafic de migrants.
24. Sachant que les États ont des droits et des responsabilités en ce qui concerne la
gestion et le contrôle de leurs frontières, nous nous engageons à mettre en œuvre des
procédures de contrôle aux frontières qui sont conformes aux obligations qui sont les
nôtres en vertu du droit international, notamment du droit international des droits de
l’homme et du droit international des réfugiés. Nous nous emploierons à promouvoir
la coopération internationale en matière de contrôle et de gestion des frontières, en ce
qu’elle constitue un élément important pour la sécurité des États, y compris les
questions relatives à la lutte contre la criminalité transnationale organisée, le
terrorisme et le commerce illicite. Nous ferons en sorte que les représentants de l ’État
et les agents des forces de l’ordre qui travaillent dans les zones frontalières reçoivent
la formation nécessaire pour défendre les droits fondamentaux de toutes les personnes
qui franchissent, ou qui tentent de franchir, des frontières internationales. Nous
renforcerons la coopération internationale en matière de gestion des frontières,
y compris la formation et l’échange des meilleures pratiques. Nous intensifierons
notre appui dans ce domaine et contribuerons au renforcement des capacités selon que
de besoin. Nous réaffirmons que, conformément au principe de non -refoulement,
personne ne doit être refoulé à la frontière. Nous savons également que, tout en
respectant ces obligations et principes, les États ont le droit de prendre des mesures
pour prévenir les passages frontaliers irréguliers.
25. Nous déploierons les efforts nécessaires pour recueillir des informations exactes
sur les déplacements massifs de réfugiés et de migrants. Nous prendro ns les mesures
qui s’imposent pour vérifier correctement leur nationalité et savoir pour quelle raison
ils se déplacent. Nous prendrons également les mesures qui s’imposent pour
distinguer ceux qui demandent une protection internationale en tant que réfugi és.
26. Nous continuerons de protéger les droits de l’homme et les libertés
fondamentales de toutes les personnes en transit et après leur arrivée. Nous insistons
sur la nécessité de prendre en charge dès leur arrivée, sans discrimination et
indépendamment de leur statut juridique ou migratoire ou du moyen de transport
qu’elles ont utilisé, les personnes qui ont été exposées à des violences corporelles ou
morales pendant leur transit. À cette fin, nous examinerons comment fournir aux pays
qui accueillent des afflux de réfugiés et de migrants et qui le demandent un appui
adéquat au renforcement des capacités.
27. Nous sommes résolus à mettre fin aux déplacements dangereux de réfugiés et
de migrants, en particulier aux déplacements irréguliers de réfugiés et de migran ts.
Nous le ferons sans préjudice du droit de demander asile. Nous lutterons contre
l’exploitation, les violences et la discrimination dont sont victimes un grand nombre
de réfugiés et de migrants.
28. Nous exprimons notre profonde préoccupation devant le nomb re élevé de
personnes qui ont perdu la vie en transit. Nous saluons les efforts déjà déployés pour
secourir les personnes en détresse en mer. Nous nous engageons à intensifier la
coopération internationale en matière de renforcement des mécanismes de reche rche
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