A/RES/80/265
Santé mondiale et politique étrangère : hâter la lutte
contre les maladies influencées par les déterminants sociaux
de la santé
risque des maladies non transmissibles sur lesquels on peut agir sont en grande partie
évitables et qu’ils nécessitent l’adoption de mesures intersectorielles et que
l’urbanisation croissante peut s’accompagner de risques pour la santé publique,
comme les mauvaises habitudes alimentaires, la malnutrition et la faim, la sédentarité
et l’inactivité physique et l’exposition à la pollution de l’air, ce qui engage à mobiliser
et à allouer des ressources suffisantes, prévisibles et durables dans le cadre des
mesures nationales prises pour prévenir et maîtriser les maladies non transmissibles,
y compris par la voie de la coopération internationale et de l’aide publique au
développement,
Mesurant l’importance pour la santé des effets néfastes des changements
climatiques, des catastrophes naturelles, des phénomènes météorologiques extrêmes
ainsi que d’autres déterminants environnementaux de la santé tels que l’air pur, l’eau
potable, l’assainissement, une alimentation saine, suffisante et nutritive et un
hébergement sûr, soulignant à cet égard que la santé doit être une priorité dans les
efforts d’adaptation aux changements climatiques, en insistant sur la nécessité de
disposer de systèmes de santé résilients et axés sur l’être humain pour protéger la
santé de toutes les populations, en particulier celles qui sont vulnérables ou en
situation de vulnérabilité, et rappelant que, par sa décision 78(27) du 27 mai 2025,
l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté, à sa soixante-dix-huitième session, le
plan d’action mondial sur les changements climatiques et la santé (2025 -2028),
Consciente de ce que peuvent apporter, dans toute leur diversité, les cultures et
les connaissances traditionnelles des peuples autochtones et des communautés
locales, y compris la médecine traditionnelle fondée sur des données probantes, au
renforcement des systèmes de santé, et du rôle que pourrait jouer le Centre mondial
OMS pour la médecine traditionnelle pour optimiser la contribution de la médecine
traditionnelle à la santé mondiale et au développement durable,
Sachant qu’il importe de mettre en œuvre l’approche « Une seule santé », qui
favorise la coopération entre les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et
de la santé des végétaux ainsi qu’avec le secteur de l’environnement et d’autres
secteurs concernés, compte tenu de la situation et des priorités de chaque pays,
notamment par le renforcement de la coopération et de la collaboration entre les
organisations de l’Alliance quadripartite, constituée de l’Organisation mondiale de la
Santé, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, de
l’Organisation mondiale de la santé animale et du Programme des Nations Unies pour
l’environnement,
Gravement préoccupée par le fait que l’approvisionnement en produits de santé
et en technologies sanitaires dépend d’installations de fabrication se trouvant pour la
plupart dans un petit nombre de pays et que le manque de capacités de production
nationales ou régionales, d’infrastructures adéquates et de compétences logistiques
qui permettent de stocker, de distribuer et de fournir des outils de diagnostic, des
médicaments, des vaccins et d’autres produits de santé et technologies sanitaires, en
particulier dans les pays en développement, entrave, parmi d’autres facteurs, les
efforts visant à atteindre les objectifs en matière de diagnostic, de traitement et de
vaccination pour plusieurs maladies, en temps opportun, de manière sûre et efficace,
en particulier dans le contexte d’urgences sanitaires,
Encourageant la promotion d’un meilleur accès à des médicaments, notamment
génériques, à des vaccins, à des outils de diagnostic et à des technologies sanitaires
abordables, sûrs, efficaces et de qualité, réaffirmant la teneur de l’Accord de
l’Organisation mondiale du commerce sur les aspects des droits de propriété
intellectuelle qui touchent au commerce (Accord sur les ADPIC), tel que modifié, et
réaffirmant également la teneur de la Déclaration de Doha sur l’Accord sur les ADPIC
et la santé publique, adoptée par l’Organisation mondiale du commerce en 2001, qui
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