A/RES/56/71 Nations Unies pour le développement et l’Organisation mondiale de la santé, collaborent au développement des Tokélaou, Rappelant qu’une mission de visite des Nations Unies s’est rendue aux Tokélaou en 1994, Notant que, en tant que petit territoire insulaire, les Tokélaou sont représentatives de la situation que connaissent la plupart des territoires non encore autonomes, Notant également que, dans la mesure où elles offrent un exemple de décolonisation réussie, les Tokélaou revêtent une importance d’autant plus grande aux yeux de l’Organisation des Nations Unies alors qu’elle s’efforce d’achever son œuvre de décolonisation, 1. Note que les Tokélaou demeurent foncièrement attachées à l’acquisition de leur autonomie et à la promulgation d’un acte d’autodétermination qui les doterait d’un statut conforme aux options concernant le statut futur des territoires non autonomes énumérées dans le texte du principe VI de l’annexe à sa résolution 1541 (XV) du 15 décembre 1960 ; 2. Note également que les Tokélaou ont exprimé le désir de s’acheminer à leur propre rythme vers un acte d’autodétermination ; 3. Note en outre qu’un gouvernement national élu au suffrage universel des adultes dans le cadre d’élections villageoises a pris ses fonctions en 1999 ; 4. Constate que les Tokélaou envisagent de restituer le pouvoir aux chefs traditionnels auxquels elles entendent fournir l’appui nécessaire pour les aider à accomplir les tâches qui les attendent dans le monde actuel ; 5. Constate également que des progrès ont été réalisés dans ce sens dans le cadre du projet de nouvelle assemblée des Tokélaou, qui est considéré par les Tokélaouans, dans la double perspective de la gestion des affaires publiques et du développement économique, comme le moyen de réaliser leur acte d’autodétermination ; 6. Note que, conformément au souhait exprimé par les anciens chefs traditionnels et au principe de la nouvelle assemblée, les Tokélaou ont créé un service de la fonction publique de sorte que les fonctions du Commissaire des services de l’État néo-zélandais prendront fin à partir du 30 juin 2001 ; 7. Note également que la visite effectuée en Nouvelle-Zélande par les chefs de village et les chefs nationaux, en mai 2001, a eu des résultats positifs ; 8. Se félicite de l’ouverture, en juin 2001, d’un dialogue entre la Puissance administrante et le territoire en vue de l’élaboration d’un programme de travail pour les Tokélaou, conformément à sa résolution 55/147 du 8 décembre 2000 ; 9. Constate que la Nouvelle-Zélande s’est engagée à continuer de prêter son concours en 2001-2002 au projet de nouvelle assemblée des Tokélaou et que le Programme des Nations Unies pour le développement a décidé, pour sa part, d’adapter ses programmes à ce projet ; 10. Note que la Constitution des Tokélaou autonomes continuera d’évoluer dans le cadre et à la suite de la mise en place de la nouvelle assemblée et qu’elles ont toutes deux une importance nationale et internationale pour les Tokélaou ; 11. Reconnaît la nécessité de donner de nouvelles assurances aux Tokélaou, compte tenu des aménagements culturels qui accompagnent le renforcement des capacités en vue de l’autodétermination et étant donné que les ressources locales ne sont pas suffisantes pour faire face à la dimension matérielle de l’autodétermination et que les 2

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