A/HRC/RES/41/17
4.
Constate avec une grande inquiétude que toutes les formes de discrimination,
d’intimidation, de harcèlement et de violence, y compris dans le monde du travail,
empêchent les femmes et les filles d’exercer pleinement leurs droits et leurs libertés
fondamentales, ce qui nuit à leur participation pleine, égale, effective et concrète à la vie
économique, sociale, culturelle et politique, et constitue un obstacle à la réalisation de
l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et filles ;
5.
Reconnaît le droit au meilleur état de santé physique et mentale susceptible
d’être atteint et le droit de jouir de conditions de travail justes et favorables, y compris,
notamment, l’accès à des conditions de travail sûres et saines ;
6.
Réaffirme que les droits de l’homme incluent le droit de maîtriser sa sexualité
et de prendre librement et en toute responsabilité des décisions à ce sujet, et d’obtenir le
meilleur niveau de santé sexuelle et reproductive, sans subir de contrainte, de
discrimination ou de violence, et en bénéficiant notamment d’un respect total de la dignité,
de l’intégrité et de l’autonomie corporelle ;
7.
Souligne la nécessité de s’attaquer aux formes multiples et croisées de
discrimination, qui exposent les femmes et les filles à un risque accru d’exploitation, de
violence et de maltraitance, et de prendre des mesures pour prévenir et éliminer les
stéréotypes sexistes et les comportements, attitudes et normes sociales négatifs qui
provoquent ou perpétuent la discrimination et la violence fondées sur le genre à l’égard des
femmes et des filles ;
8.
Note qu’il faudra, pour éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles
dans le monde du travail, une approche à la fois proactive et réactive, menée sur plusieurs
fronts en coopération avec toutes les parties prenantes, notamment sous la forme d’activités
d’éducation et de formation et de campagnes dans les médias et par la promotion d’une
culture du respect, de la responsabilisation et de la non-discrimination dans le monde du
travail, et que les mesures visant à prévenir et combattre la violence dans le monde du
travail peuvent aussi avoir des incidences positives en dehors de celui-ci en termes de
réduction de la violence à l’égard des femmes et des filles ;
9.
Encourage les autorités législatives nationales et les partis politiques
à adopter des codes de conduite et à mettre en place des mécanismes de signalement, ou à
réviser ceux qui existent déjà, en indiquant qu’ils auront une tolérance zéro pour toutes les
formes de violence à l’égard des femmes en politique, y compris dans les environnements
numériques ;
10.
Demande aux États de prendre immédiatement des mesures efficaces pour
prévenir toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, et pour cela :
a)
D’élaborer des politiques inclusives, de les examiner et de les renforcer, en
allouant suffisamment de ressources pour contrecarrer les causes historiques, structurelles
et sous-jacentes, notamment les rapports de force inégaux et les stéréotypes sexistes, les
comportements, attitudes et normes sociales négatifs, ainsi que les facteurs de risque pour
la violence à l’égard des femmes et des filles, et de veiller à ce que les lois et les politiques
soient harmonisées pour lutter contre la violence endémique à l’égard des femmes et des
filles et soient appliquées de façon conforme aux obligations internationales dans le
domaine des droits de l’homme ;
b)
De veiller à ce que les femmes et les filles, y compris les victimes et
survivantes de la violence, participent de manière précoce, pleine, effective et concrète à
l’élaboration et à la mise en œuvre au niveau national de politiques, de lois, de plans
d’action, de programmes, de projets et de stratégies tenant compte du genre et visant à
éliminer du monde du travail la violence à l’égard des femmes et des filles, qui créent des
mécanismes de suivi et de responsabilisation pour garantir l’application de politiques et de
réglementations favorisant l’égalité des sexes, et d’analyser l’incidence de ces politiques en
consultation et collaboration avec les associations de femmes, la société civile et les
défenseurs de l’égalité hommes-femmes ;
c)
D’appuyer les initiatives que prennent, entre autres, les organisations
internationales et non gouvernementales compétentes, les acteurs de la société civile, le
secteur privé, les entreprises du domaine des médias sociaux et des technologies
GE.19-12383
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