A/HRC/RES/48/8
Réaffirmant que le dialogue entre religions, cultures et civilisations pourrait
grandement contribuer au renforcement de la coopération internationale à tous les niveaux,
Insistant sur le fait que la communauté internationale doit impérativement veiller à ce
que la mondialisation devienne une force positive pour tous les habitants de la planète et que
ce n’est que grâce à un multilatéralisme renforcé et à une action soutenue de grande ampleur,
fondée sur l’humanité dans toute sa diversité, que la mondialisation pourra être pleinement
équitable et profitable à tous,
Soulignant qu’il importe de transférer les fonds et les technologies nécessaires aux
pays en développement, en particulier aux pays les moins avancés, aux pays en
développement sans littoral et aux petits États insulaires en développement, entre autres pour
les aider à s’adapter aux changements climatiques et à relever les autres défis liés au
développement,
Exprimant sa préoccupation face aux effets néfastes qu’a la pandémie de maladie à
coronavirus (COVID-19), y compris sur l’économie et la société, et soulignant qu’il est
important d’instaurer un ordre international démocratique et équitable pour pouvoir faire face
efficacement aux crises et aux problèmes mondiaux actuels, qui sont encore aggravés par
cette pandémie,
Résolu à faire tout ce qui est en son pouvoir pour instaurer un ordre international
démocratique et équitable,
1.
Réaffirme que chacun a droit à ce que règne un ordre international
démocratique et équitable qui favorise la pleine réalisation de tous les droits de l’homme pour
tous ;
2.
Rappelle que la démocratie suppose le respect de l’ensemble des droits de
l’homme et des libertés fondamentales et qu’elle est une valeur universelle fondée sur la
volonté librement exprimée des peuples de définir leur propre système politique,
économique, social et culturel ainsi que sur leur pleine participation à tous les aspects de leur
existence, et réaffirme qu’il est nécessaire que l’état de droit soit consacré et respecté par tous
aux niveaux national et international ;
3.
Réaffirme la Déclaration universelle des droits de l’homme, en particulier le
principe selon lequel la volonté du peuple, exprimée par des élections périodiques et
honnêtes, est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics, et le droit de choisir librement
des représentants au moyen d’élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au
suffrage universel égal et au scrutin secret ou suivant une procédure équivalente assurant la
liberté du vote ;
4.
Demande à tous les États Membres d’honorer l’engagement qu’ils ont pris à la
Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et
l’intolérance qui y est associée, tenue à Durban (Afrique du Sud) du 31 août au 8 septembre
2001 ;
5.
Engage les États Membres et les organismes des Nations Unies à réduire au
minimum les effets néfastes des multiples crises mondiales interdépendantes, dont la
pandémie de COVID-19, notamment en renforçant et en dynamisant la coopération
internationale, en améliorant l’égalité des possibilités d’échanges commerciaux, de
croissance économique et de développement durable, en favorisant la communication à
l’échelle mondiale, en développant les échanges interculturels et en préservant et en
promouvant la diversité culturelle ;
6.
Réaffirme qu’un ordre international démocratique et équitable exige, entre
autres, la réalisation des éléments suivants :
a)
Le droit de tous les peuples à l’autodétermination, en vertu duquel ils peuvent
déterminer librement leur statut politique et assurer librement leur développement
économique, social et culturel, conformément à la Charte des Nations Unies et aux
résolutions pertinentes de l’Organisation des Nations Unies ;
b)
Le droit des peuples et des nations à la souveraineté permanente sur leurs
richesses et ressources naturelles ;
GE.21-14890
3