Intensification de l’action menée pour éliminer
toutes les formes de violence à l’égard des femmes
A/RES/67/144
15. Souligne en outre que les États devraient prendre des mesures pour
veiller à ce que les fonctionnaires chargés d’appliquer les politiques et programmes
destinés à prévenir les violences visant les femmes et les filles, de protéger et
d’aider les victimes, d’effectuer les enquêtes nécessaires et de sanctionner les actes
de violence reçoivent une formation continue adéquate et obtiennent des
informations propres à les sensibiliser aux besoins différents et spécifiques des
femmes et des filles, surtout celles qui ont subi des violences, afin qu’elles ne soient
pas à nouveau prises pour cibles lorsqu’elles demandent justice et réparation ;
16. Souligne que les États devraient prendre toutes les mesures possibles
pour donner des moyens d’action aux femmes, les protéger de toutes les formes de
violence, leur faire connaître leurs droits fondamentaux, notamment en diffusant des
renseignements sur les aides accessibles aux femmes et aux familles qui ont subi des
violences et en veillant à ce que toutes les femmes qui en ont été victimes disposent
de l’information dont elles ont besoin en temps utile, y compris à toutes les étapes
de la procédure judiciaire, et faire connaître à tous les droits des femmes et les
peines qui en sanctionnent la violation ;
17. Demande aux États, avec l’appui des entités des Nations Unies, de
mobiliser pleinement les hommes et les garçons, ainsi que les familles et les
communautés, au service du changement pour prévenir et condamner les violences
dirigées contre les femmes et les filles, et d’élaborer des politiques destinées à faire
jouer un plus grand rôle aux hommes et aux garçons dans l’élimination des
violences faites aux femmes et aux filles, sous toutes leurs formes ;
18. Demande instamment aux États de continuer d’affiner leurs stratégies
nationales, en les traduisant en actions et programmes concrets, et d’adopter une
démarche plus systématique, globale et multisectorielle qui s’inscrive davantage
dans la durée, afin d’éliminer toutes les formes de violence contre les femmes,
notamment en réalisant l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et
en privilégiant davantage la prévention, la protection et l’obligation de rendre des
compte dans les lois, politiques et programmes et leur mise en œuvre, son contrôle
et son évaluation, de manière à garantir l’utilisation optimale des instruments
disponibles, et à cette fin, par exemple :
a) D’établir, en partenariat avec tous les acteurs intéressés et à tous les
niveaux voulus, un plan d’action national intégré très complet, conçu pour
combattre les violences faites aux femmes et aux filles sous tous leurs aspects, qui
prévoie la collecte et l’analyse de données, des mesures de prévention et de
protection, ainsi que des campagnes nationales d’information, en utilisant des
ressources pour éliminer des médias les stéréotypes sexistes qui débouchent sur des
violences envers des femmes et des filles ;
b) D’examiner et, s’il y a lieu, de réviser, de modifier ou d’abolir toutes les
lois, réglementations, politiques, pratiques et coutumes qui sont discriminatoires
envers les femmes ou ont sur elles un effet discriminatoire, et de veiller, dans les cas
de pluralisme juridique, à ce que les dispositions des différents systèmes soient
conformes aux obligations, engagements et principes internationaux relatifs aux
droits de l’homme, notamment le principe de non-discrimination ;
c)
D’évaluer et d’analyser les effets des lois, réglementations et procédures
en vigueur relatives aux violences exercées contre les femmes, ainsi que les raisons
pour lesquelles peu de cas sont signalés, de renforcer au besoin le droit pénal et la
procédure pénale applicables à ces violences sous toutes leurs formes et, s’il le faut,
d’ériger en lois les mesures visant à les prévenir, à protéger les femmes qui y sont
exposées ou soumises et à leur offrir des voies de recours ;
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