A/RES/48/214
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Prenant note également de la résolution CM/Res.1415 (LVI) du
28 juin 1992, que le Conseil des ministres de l’Organisation de l’unité
africaine a adoptée au sujet du nouvel Ordre du jour 3/,
Notant ce que le Secrétaire général continue de faire pour assurer
l’application effective du nouvel Ordre du jour,
Convaincue qu’il ne saurait y avoir de croissance et de développement
soutenus et durables sans, entre autres facteurs, la pleine participation de
la population, femmes en particulier, au processus de développement,
Appréciant les efforts persistants que bien des pays africains déploient
pour mettre en oeuvre des réformes politiques et économiques, réaffirmant
qu’il est primordial de disposer des services et moyens sociaux voulus pour
satisfaire les besoins fondamentaux de la population et encourager un
développement économique axé sur l’homme, et sachant qu’il importe d’assurer
une saine gestion des affaires publiques pour réaliser les objectifs globaux
du développement,
Consciente que les pays africains doivent diversifier leurs économies,
en particulier leurs produits de base, en vue de moderniser leurs systèmes de
production, de distribution et de commercialisation, d’améliorer leur
productivité et de stabiliser ou accroître leurs recettes d’exportation, face
à la baisse continue du prix de nombreux produits de base et à la
détérioration persistante des termes de l’échange dont souffrent leurs
économies,
Réaffirmant qu’il importe de s’attaquer aux problèmes auxquels se heurte
le secteur de l’agriculture en Afrique, en particulier la sécheresse, la
désertification, la dégradation des sols, les infestations acridiennes, la
gestion du sol et les plans d’incitation, pour assurer au continent africain
la sécurité alimentaire mentionnée dans le nouvel Ordre du jour des
Nations Unies,
Profondément préoccupée par la faiblesse des flux des ressources
financières vers l’Afrique, qui se trouve aggravée par l’alourdissement de la
dette et des obligations liées au service de la dette et la modicité des
investissements privés, et notant que l’Afrique est le seul continent à
connaître un transfert négatif net des ressources au cours des années 90,
Consciente de l’impact positif qu’auraient des flux importants de
ressources vers l’Afrique au titre de l’aide publique au développement,
Réaffirmant également les engagements relatifs aux flux de ressources,
y compris les investissements directs privés, dont il est fait mention aux
paragraphes 29 et 30 du nouvel Ordre du jour,
Sachant que les pays africains ont besoin d’accroître et mobiliser leurs
ressources internes pour assurer un développement durable et qu’il faut
notamment, à cette fin, augmenter leur épargne intérieure, améliorer et rendre
plus accessibles leurs services bancaires et rationaliser encore les pratiques
traditionnelles en matière de formation de capital au niveau local,
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3/
Voir A/47/558, annexe I.
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