A/RES/74/15
Déclaration politique sur l’examen de haut niveau à mi-parcours de
la mise en œuvre du Programme d’action de Vienne en faveur des
pays en développement sans littoral pour la décennie 2014-2024
d’éprouver plus de difficultés que les pays côtiers à développer le commerce
international. aa compétitivité des pays en développement san s littoral reste limitée
en raison du coût élevé des échanges commerciaux, qui est le double de celui subi par
les pays en développement de transit. À cet égard, nous notons avec préoccupation
que la part des pays en développement sans littoral dans le com merce mondial a
diminué, de même que leur part des exportations mondiales de marchandises, alors
que la valeur totale des importations de marchandises a augmenté.
16. Nous sommes préoccupés par le fait que, pour la plupart des pays en
développement sans littoral, les exportations restent fortement concentrées sur
quelques produits primaires et les exportations de services concernent essentiellement
le secteur du tourisme. a’absence de diversification des exportations dans les pays en
développement sans littoral aggrave la vulnérabilité de ces pays face à l’instabilité
excessive des prix et aux chocs économiques et écologiques exogènes.
17. Nous constatons que les pays en développement sans littoral ont un accès limité
au financement du commerce. Nous réaffirmons que le commerce international est un
moteur de la croissance économique pour tous et un moyen de réduire la pauvreté , et
qu’il contribue au développement durable.
18. Nous constatons avec préoccupation que les micro-, petites et moyennes
entreprises, notamment celles qui appartiennent à des femmes ou à des jeunes, n’ont
pas accès aux capitaux, ce qui freine le développement du secteur privé en général et
la croissance économique dans les pays en développement sans littoral. Nous sommes
également préoccupés par le fait que les pays en développement sans littoral
continuent d’accuser du retard en termes de préparation au commerce électronique.
19. Nous sommes conscients que davantage de pays en développement sans littoral
sont parties à des accords et initiatives régionaux et sous-régionaux dans les domaines
du commerce, du transport et du transit, qui ont pour objet d ’approfondir l’intégration
régionale, d’améliorer la connectivité des infrastructures et de faciliter le passage en
douane des marchandises. Des pays en développement sans littoral ont notamment
conclu des accords bilatéraux et multilatéraux avec leurs voisins dans les domaines
du commerce, du transport et du transit. À ce sujet, nous prenons note de l ’entrée en
vigueur de l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale
africaine.
20. Nous sommes encouragés par les signes indiquant que les pays en
développement sans littoral établissent entre eux et avec les pays voisins une
coopération plus large dans des domaines tels que l’investissement, la recherche et le
développement et les politiques qui concourent au développement industriel et à la
connectivité au niveau régional.
21. Depuis 2014, de nombreux pays en développement sans littoral ont placé la
transformation structurelle de l’économie au cœur de leur plan national de
développement et adopté des stratégies de diversification et de modernisation de leur
économie, d’industrialisation, de promotion des exportations et de développement du
secteur privé, mais ils n’ont fait que des progrès limités en ce sens et leurs capacités
de production et capacités industrielles restent elles aussi limitées, ce qui les empêche
de créer des produits à forte valeur ajoutée ; certains d’entre eux ont même montré
des signes de désindustrialisation.
22. Nous sommes conscients des efforts faits par les pays en développement sans
littoral pour soutenir le développement du secteur privé et soulignons que
l’instauration d’un cadre juridique et réglementaire favorable au secteur privé local
est l’une des conditions les plus importantes pour promouvoir une croissance
économique durable, partagée et soutenue, développer des infrastructures
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