Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables,
durables et modernes, à un coût abordable
A/RES/74/225
les pays les moins avancés, intitulé « Programme d’action d’Istanbul en faveur des
pays les moins avancés pour la décennie 2011-2020 » 11,
Réaffirmant également le Nouveau Programme pour les villes, adopté à la
Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable
(Habitat III), tenue à Quito du 17 au 20 octobre 2016 12, où est soulignée, entre autres,
l’importance de l’énergie pour les villes,
Réaffirmant que c’est à chaque pays qu’il incombe au premier chef d’assurer
lui-même son développement et que l’on ne saurait trop insister sur le rôle des
politiques et stratégies de développement nationales dans la réalisation du
développement durable, et considérant qu’il faut créer à tous les niveaux et dans tous
les secteurs des conditions favorables à la réalisation du développement durable,
Réaffirmant la souveraineté des pays sur leurs ressources énergétiques et leur
droit de définir des politiques de production et d ’utilisation à cet égard, et estimant
que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 devrait être mis en
œuvre pour l’entier bénéfice de tous, pour la génération actuelle comme pour les
générations futures,
Soulignant que l’accès universel à des services énergétiques fiables, durables et
modernes, à un coût abordable, fait partie intégrante de l ’action menée pour éliminer
la pauvreté et réaliser les objectifs du Programme de développement durable à
l’horizon 2030 et que l’utilisation accrue et la promotion des énergies nouvelles et
renouvelables, y compris dans des systèmes décentralisés et hors réseau, ainsi que la
promotion de l’efficacité énergétique, pourraient contribuer largement à la réalisation
de ces objectifs,
Profondément préoccupée par le fait que dans les pays en développement, en
particulier dans les zones rurales, près de 3 milliards de personnes sont tributaires de
la biomasse traditionnelle, du charbon et du kérosène pour cuisiner et se chauffer, ce
qui accroît de façon disproportionnée la charge de travail des femmes, des enfants et
des personnes en situation de vulnérabilité, et nuit excessivement à leur santé,
notamment en causant environ 4 millions de décès prématurés par an, que même si le
nombre de personnes n’ayant pas accès à l’électricité dans le monde est passé sous la
barre du milliard, près de 840 millions de personnes n’ont toujours pas accès à
l’électricité, que la fiabilité et le coût des services énergétiques continuent de poser
problème dans de nombreux pays, même si le nombre de foyers raccordés au réseau
est en hausse, que l’Afrique compte à elle seule plus de la moitié de ces deux groupes
de personnes et que, même là où des services de distribution d’énergie sont
disponibles, ils sont trop coûteux pour des millions de pauvres,
Constatant avec préoccupation que l’énergie représente moins de 1 pour cent
de l’ensemble des dépenses consacrées par l’Organisation des Nations Unies aux
objectifs de développement durable, malgré l’importance cruciale que revêt ce secteur
pour la réalisation des autres objectifs,
Soulignant que les avantages socioéconomiques de services énergétiques
fiables, durables, modernes et abordables sont d’une importance capitale et qu’il faut
faire en sorte que l’énergie ne soit plus considérée comme une donnée technique, mais
comme une nécessité pour les services sociaux de base, notamment les soins de santé,
le développement économique et l’élimination de la pauvreté,
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19-22494
Rapport de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés, Istanbul
(Turquie), 9-13 mai 2011 (A/CONF.219/7), chap. II.
Résolution 71/256, annexe.
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