A/RES/67/152
Droits de l’enfant
Bien-être économique et social des enfants, élimination de la pauvreté, droit à
l’éducation, droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible
et droit à l’alimentation
11. Réaffirme les dispositions des paragraphes 17 à 26 de sa résolution
63/241 ainsi que des paragraphes 42 à 52 de sa résolution 61/146 du 19 décembre
2006 concernant les enfants et la pauvreté, et des paragraphes 37 à 42 de sa
résolution 60/231 du 23 décembre 2005 concernant les enfants vivant avec le
VIH/sida, ou touchés par la pandémie, et invite tous les États et la communauté
internationale à créer un climat dans lequel le bien-être des enfants soit assuré,
notamment en renforçant la coopération internationale dans ce domaine et en tenant
leurs engagements antérieurs relatifs à l’élimination de la pauvreté, au droit à
l’éducation et aux mesures visant à promouvoir l’éducation aux droits de l’homme,
selon le développement des capacités de l’enfant, au droit de jouir du meilleur état
de santé physique et mentale possible, notamment en s’employant à remédier à la
situation des enfants vivant avec le VIH/sida ou touchés par ses conséquences et à
éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant et en leur procurant des
aliments nutritifs en quantités suffisantes et l’accès à l’eau potable et à
l’assainissement, ainsi qu’au droit à l’alimentation pour tous et au droit à un niveau
de vie suffisant, y compris le logement et l’habillement ;
12. Constate avec une vive inquiétude la fréquence croissante des maladies
non transmissibles, en particulier des maladies cardiovasculaires, cancers, maladies
respiratoires chroniques et diabète, ainsi que des facteurs de risque qui leur sont
associés au premier rang desquels la consommation de tabac et d’alcool et l’obésité
chez les enfants, de même que leurs effets sur la santé des enfants et des
adolescents, et considère qu’il faut renforcer les systèmes de santé et d’aide sociale,
notamment en assurant des soins axés sur l’enfant, vu que, dans le cadre d’une
prévention primaire et d’une gestion des facteurs de risque envisagées dans
l’optique de la vie entière, l’enfance est un moment essentiel, et adopter une
démarche multisectorielle pour traiter cette question ;
13. Est consciente que la réalisation des objectifs de développement arrêtés
au niveau international, dont ceux du Millénaire, est menacée par la crise financière
et économique mondiale, laquelle est liée à de multiples crises et problèmes
mondiaux interdépendants, comme la crise alimentaire et l’insécurité alimentaire
persistante, la volatilité des cours de l’énergie et des produits de base, la dégradation
de l’environnement et le changement climatique, et demande aux États de se
préoccuper, dans les mesures qu’ils prennent pour faire face à ces crises, de
l’incidence néfaste qu’elles peuvent avoir sur la pleine jouissance de leurs droits par
les enfants ;
Élimination des violences faites aux enfants
14. Réaffirme les dispositions des paragraphes 27 à 32 de sa résolution
63/241 et des paragraphes 47 à 62 de sa résolution 62/141, en date du 18 décembre
2007, qui concernent l’élimination des violences faites aux enfants, les condamne
sous toutes leurs formes et prie instamment tous les États d’appliquer les mesures
définies au paragraphe 27 de sa résolution 63/241 ;
15. Prie instamment les États d’adopter des mesures, législatives entre
autres, pour prévenir, interdire et éliminer effectivement, dans tous les contextes,
toutes les formes de violence à l’encontre des enfants, ou de renforcer de telles
mesures, selon le cas ;
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